Un des premiers bots, conseillers de voyage virtuel français

17/5/2017 – La grande majorité des systèmes de recommandations automatisés présents sur le marché se concentre actuellement sur les hébergements et le transport, car, historiquement ces deux groupes d’acteurs touristiques acceptent de payer des commissions à leurs prescripteurs. Tourisbot innove dans au moins deux domaines. Le premier : son créateur Mathieu DUBOY a choisi d’utiliser la plateforme de bot de Facebook/Messager. Le second tient au fait qu’il a spécialisé son bot sur les richesses culturelles de notre pays. Ce n’est pas moins de 40’000 monuments et sites protégés, 42 sites classés au patrimoine mondial de l’humanité ou encore 8000 musées qui sont autant de points d’intérêts (POI) pour les 85 millions de visiteurs sur notre territoire.

Avec cette approche, nous collons beaucoup mieux aux attentes des touristes qui cherchent avant tout une activité avant de choisir un lit. Tourisbot est donc une source d’inspiration qui permettra de mettre en valeur les grands spots, mais aussi des lieux moins connus qui sont pourtant dignes d’intérêt. On rentre enfin dans le domaine du tourisme expérienciel. Ainsi pour ma recherche destinée à illustrer cet article, le conseiller de voyage virtuel me propose bien entendu le Palais de l’Isle à Annecy, mais aussi deux églises toutes proches de la vieille ville qui ne sont habituellement pas inscrites sur le parcours des touristes.

Le système est actuellement disponible 24h/24 en français uniquement (même si la majorité de nos visiteurs ne parlent pas la langue de Molière). Outre une photo du POI, les descriptions sont extraites de Wikipedia. Le bot est accessible depuis un smartphone ou un navigateur web puisqu’il hérite des fonctionnalités de Messager

Les prochains développements de ce bot

Mathieu DUBOY prépare une version qui permettra d’obtenir les horaires de train et des possibilités de partage des propositions obtenues avec vos amis toujours sur Facebook.

Il est toutefois regrettable que les données ne soient pas extraites des systèmes d’information touristique (SIT). Mathieu DUBOY déclare, à juste raison que « les données que j’utilise actuellement ont une portée nationale et sont issues de Google, data.gouv, INSEE. Le problème avec ce genre de réseaux tels que l’APIDAE est justement le manque de contributeurs. Les données sont formidables et très facilement exploitables, mais n’ont pas une portée globale, nationale. C’est dommage ! « .

Le futur Ministre ou Secrétaire d’Etat au Tourisme entendra-t-il ce message et sera-t-il en mesure d’harmoniser les SIT des différentes régions pour qu’au minimum nous ayons une structure des données commune ?

Pour en savoir plus :

www.tourisbot.fr

https://www.messenger.com/t/TourisBot/

https://www.facebook.com/TourisBot/

Congrès de l’International Federation for IT in Tourism & Travel (ENTER2018)

ENTER2018 Jönköping 20e conférence e-Tourisme d'IFITT

 

J’ai le plaisir de relayer une double invitation auprès de mes lecteurs francophones passionnés par l’e-Tourisme et les concepts et techniques sousjacentes du e-Tourisme. L’International Federation for IT in Tourism and Travel (#IFITTorg)  tiendra son 20e congrès annuel à #jönköping (Suède) en janvier prochain (#ENTER2018). Nous actuellement dans la phase de recrutement des intervenants.

La première proposition s’adresse aux universitaires qui souhaitent publier les résultats de leurs recherches. Un call-for-paper est actuellement en cours. Les papiers seront sélectionnés par les membres du comité scientifique. Les papiers retenus feront l’objet d’une publication dans un ouvrage de Springler.

La seconde opportunité s’adresse aux responsables des destinations et des entreprises opérant dans ce secteur industriel ou fournissant des services aux acteurs du tourisme. Ils trouveront lors de cette conférence la possibilité de donner de la visibilité à leur innovations.

De manière non limitative, les sujets qui nous intéressent sont :

  • Dynamic packaging including standards (Open Travel Alliance, Schemas.org, Viator…)
  • Virtual agents, virtual concierges such as Cortana, Watson, Siri, Google now, VIV.ai et al., how are they entering into the tourism world?
    • Natural Language Processing (#NLP)
    • Neural Networks
    • Avatars (#bots #chatbots )
    • Artificial Intelligence (#Ai #IA)
    • Machine Learning (#ML_NLP #MachineLearning))
  • State of the art of Big data (#bigdata)
  • Smart resorts supporting initiatives
  • Robotics
  • Computational Thinking
  • Mobile services and Wearable Technologies
  • Hotel & Restaurant serious game and simulation
  • E-Learning & MOOC
  • eMarketing case study
  • ….

J’ai le plaisir de présider la partie « industrie » de cette conférence et je serai très heureux de pouvoir prendre en considération des candidatures francophones (même si la langue de présentation reste l’anglais).

N’hésitez pas à partager ces offres et à me contacter pour obtenir plus d’information.

Virtualisation des congrès

JC Morand conférencier à WESTMICE Belgrade 2016

4/11/16 – Les 20 et 21 octobre, j’ai eu le plaisir de représenter l’International Federation for IT in Tourism  & Travel (IFITT) lors d’un symposium WESTMMICE à Belgrade (Serbie) dédié aux MICE, c’est-à-dire les congrès ! Des représentants de la plupart des pays des Balkans étaient présents pour trouver les moyens de développer le tourisme d’affaires dans leurs territoires respectifs, un workshop étant tenu en parallèle avec plus d’une centaine de structures d’accueil et hôtels venus présenter leurs offres.

A cette occasion, j’ai choisi de leur parler de la virtualisation des congrès car ceux-ci sont principalement dédiés aux transferts des connaissances. Or, ce concept ne cesse d’évoluer avec Internet. Des wikis, des blogs, des MOOC permettent en un clic de tout savoir sur un sujet ou encore de suivre les news publiées pour un produit, une marque ou un leader de l’industrie. Youtube est devenu en quelques années, la seconde source d’information pour nos recherches. Des millions de vidéos sont à notre disposition pour présenter toutes sortes de produits, de solutions, de savoirs, de points de vue… rendant de plus en plus suranné les grands rendez-vous sous forme de congrès. Quelques un regretteront la disparation, toute relative, des contacts humains mais l’avantage économique et la nouvelle agilité trouvée dans les différentes formes d’accès aux connaissances font largement pencher la balance en faveur des moyens électroniques ceci d’autant que les réseaux sociaux compensent partiellement l’absence de contact humain. Il en est ainsi des meetings, symposiums et congrès dont les coûts restent importants pour les entreprises qui se voient dans l’obligation de limiter le nombre d’employés pouvant effectivement se rendre dans une autre ville pendant plusieurs jours.

#MICE #WESTMMICE #CONGRES #IFITT

Une mascotte pour promouvoir une destination. Pourquoi pas ?

Cet après-midi, je l’ai consacré à la découverte de nouveaux concepts du marketing touristique et j’ai ainsi fait connaissance des Yuru-Charas.

Ce sont des mascottes japonaises habituellement crées pour promouvoir une destination, une ville ou une région, un événement comme les JO, une organisation ou un produit. Dans la lignée de Tamagotchis, les responsables du marketing territorial japonais, animent la vie de ces avatars en les utilisant comme un élément de l’identité de leur territoire.

Au delà de la version graphique simplifiée (voir l’exemple  de Kunamon mascotte de la préfecture du même nom) se décline également sous forme plus élaborée de costumes comme vous le constaterez en visionnant la vidéo mais aussi de produits dérivés dont les droits de licence viennent abonder les budgets des offices de tourisme. Kunamon, dont la popularité est très grande au Japon générerait ainsi plus de 990 millions de dollars de CA.

Mais plus intéressant, pour moi c’est le rôle virtuel que ces mascottes jouent sur le marché japonais. Ces avatars sont devenus des outils de relations publiques. Ils ont leur propres compte twitter (525’000 followers le 17/9/16 pour Kunamon) personnalisant ainsi les  relations avec le public et relayant les information de la région. Indéniablement un courant affectif se créé entre la mascotte et les citoyens, clients et utilisateurs. Bref une nouvelle approche du marketing territorial.

 


Source image : http://akihabaranews.com/2014/05/26/article-en/kumamons-burden-going-international-and-we-know-secret-1195785850

 

60 % des organisateurs de congrès pensent recourir aux nouvelles technologies.

Palais_congrès_Montréal_Franck_mICHEL-Flickr

(C) Palais des congrès Montréal – Franck MICHEL – Flickr

La 24e édition de l’étude Coach Omnium souligne qu’en 2015 il a été observé une « faible, mais visible » reprise de l’activité MICE. Les auteurs soulignent aussi une forte irrégularité de l’activité. De son côté, Mylodgevent.com[1] estime que la tendance est une forte réduction de la durée des séjours :

2015 2016 Variation attendue
Réunions internes et du top management 3 jours 1.3 jours

-57 %

Evénements commerciaux et marketing 2,7 jours 1.5 jours -44 %
Formations 2.9 jours 1.6 jours

-45 %

 

Le chiffre d’affaires des centres de congrès ne pourra donc se maintenir qu’au prix d’une augmentation sensible des prix des pax. En revanche, les hôteliers ont peu de chance de pouvoir compenser la diminution du nombre de nuitées par une augmentation des prix même si Mylodgevent.com estime que cette augmentation devrait atteindre 1.4% en 2016.

Alors qu’en 2015, les nouvelles technologies étaient utilisées que par 25 % du panel de Mylodgevent.com, il apparaît que beaucoup plus d’entreprises (60 %) pensent y avoir recours dans un proche avenir, car 30 % d’entre-elles considèrent que c’est une source d’économie, mais aussi d’amélioration de l’audience (27 %) et bien entendu une possibilité de réduire l’impact sur la productivité des congressistes de par la réduction des déplacements et des heures non travaillées (27%).

[1] https://www.mylodgevent.com/marche-mice-2015-tendances-2016

49 % des clients espèrent ne plus avoir à passer à la réception des hôtels

49 % des clients espèrent pouvoir disposer de fonctionnalités de check-in ou de check-out sur une application mobile qui serait fournie par l’hôtel où ils envisagent de séjourner. Tel est le résultat d’une étude réalisée par le cabinet d’études Phocuswright auprès de 1904 voyageurs américains. Au-delà des résultats de cette étude, je vous propose quelques réflexions quant aux moyens à mettre en œuvre pour satisfaire les attentes identifiées par les consultants de Phocuswright. Certaines des solutions proposées ici pouvant être à l’initiative des fournisseurs de logiciels, des Offices de Tourisme et bien entendu des hôteliers.

Attentes des voyageurs - smartphone D’après Phocuswright Etats-Unis Traveler Technology Survey 2015


La possibilité d’effectuer les opérations de check-in et de check-out doit pouvoir être satisfaite sans trop de problèmes, car elles sont étroitement liées au logiciel du PMS (Property Management Sytem) utilisé. Reste en avoir un et que celui-ci propose des interfaces mobiles personnalisables. À titre d’exemple, Le Louvre Hotel Group[1] propose depuis 2012 un service gratuit de réservation via une application smartphone.

La deuxième préférence des voyageurs et de pouvoir identifier et recevoir des recommandations à propos des activités existantes à proximité. Là encore, le développement des Systèmes d’Information Touristiques en France est un atout que les hôteliers doivent savoir mieux exploiter. Ainsi, il est relativement facile et bon marché d’extraire ce type de données de la base d’information d’APIDAE (ex-SITRA)[2].

Si transformer les smartphones en clefs d’accès demande une modification physique des serrures impliquant des investissements substantiels, les autres attentes dépendent essentiellement des capacités de traitement du PMS et ne doivent donc pas représenter une charge insurmontable pour les exploitations hôtelières.

Les autres attentes peuvent toutes trouver une solution tout en reconnaissant que la fragmentation de l’offre en Europe, tant des entités que des usages, ne facilite pas la tâche des hôteliers.

L’étude pointe également le retard de l’industrie hôtelière par rapport aux compagnies aériennes. 60 % des voyageurs du panel ont installé une application de ces dernières contre seulement 40 % pour les hôtels. La situation doit être encore plus marquée en Europe où la présence de chaînes et beaucoup plus faible.

 

 

[1] http://www.ariane.com/index.php/fr/press-releases/item/127-pionnier-des-reservations-en-ligne-via-smartphones-le-louvre-hotels-group-continue-d-innover-et-lance-un-nouveau-service-gratuit-easy-check-in-out

[2] http://www.apidae-tourisme.com/