Rapport ATTALI : décision N°63 Créer un poste de haut-commissaire au développement numérique…

Quelques jours après le dépôt du rapport Attali, il semble que sa médiatisation soit occultée par le mariage de notre Président, la guerre au Tchad, les opérations malheureuses de la Société Générale ou encore le début des festivités de Carnaval. Pourtant, beaucoup des 300 décisions proposées méritent que nos dirigeants s’y attardent et prennent les mesures qui s’imposent. Honnêtement, je n’ai pas encore lu l’intégralité des 245 pages du rapport que vous pouvez télécharger ici. Mais celles que j’ai découvertes pour le système éducatif me conviennent. Je suis un peu plus ambitieux (pour ce genre de prospective) en ce qui concerne les propositions liées à Internet. Par exemple, pourquoi proposer ADSL alors que plus de 50% des foyers y ont déjà accès et que pour le reste du territoire, la performance de cette technologie va être mise à mal.. je suis plutôt favorable au développement de la fibre optique et du WiMax selon les circonstances. Cela dit, la proposition n°63 me semble tout à fait pertinente. Si vous n’avez pas le temps de lire le rapport, découvrez-la ci-dessous et n’hésitez pas à poster vos commentaires.

« Créer un poste de haut-commissaire au développement numérique.

L’administration du numérique fait aujourd’hui l’objet d’un extraordinaire émiettement. On dénombre plus d’une douzaine de structures à vocation transverse compétentes (Services des technologies et des systèmes de formation, Direction du développement des médias, Délégations aux usages d’Internet) et plus d’une centaine d’organismes ayant une compétence spécifique, ce qui place les autorités de régulation (Autorité de régulation des télécommunications et des postes, Conseil supérieur de l’audiovisuel) en arbitres de décisions politiques.

Placé auprès du Premier ministre, ce haut-commissaire disposera d’une autorité sur toutes les structures ministérielles chargées du numérique et fusionnera les multiples structures et instances à vocation interministérielle actuellement éclatées auprès du Premier ministre et au sein des ministères.

Ce haut-commissaire aura notamment pour missions de :

• Définir la stratégie de l’État.
• Favoriser le développement et la diffusion des technologies numériques.
• Contribuer à la veille et à la prospective tant dans ses dimensions technologiques que d’usage.
• Lutter contre les fractures numériques et garantir l’accès au socle Numérique.
• Favoriser la mutualisation et la coordination des initiatives des collectivités territoriales.
• Inciter et orienter les efforts de recherche publique.
• Traiter des questions de sécurité des réseaux nationaux, notamment en étudiant l’enjeu de la maîtrise des technologies sensibles.
• Représenter les intérêts nationaux dans les différentes instances internationales et communautaires compétentes.
• Assurer la tutelle de l’Agence nationale des fréquences afin de contribuer à l’optimisation de la gestion du spectre hertzien.
• Regrouper les crédits budgétaires relatifs aux projets numériques, qui continueront d’être inscrits aux budgets des différents ministères.
• Assurer une maîtrise d’ouvrage ou un pilotage stratégiques des grands programmes d’administration électronique conduits ou pilotés par l’État.
Le haut-commissaire sera conseillé par un Comité de coordination du numérique qui associera décideurs publics et acteurs privés, garantissant le pluralisme des approches. »

Jean-Claude MORAND

(C) Jean-Claude MORAND

GOOGLE prévoit une révolution de l’utilisation des mobiles pour l’accès au web.

L’arrivée prochaine de vraies solutions de web mobile et des publicités ciblées en fonction de la position géographique des internautes va créer une révolution importante selon les propos d’Eric SCHMIDT au World Economic Forum de Davos vendredi dernier.

Les estimations des volumes publicitaires sur les mobiles sont prudentes, toutefois Forrester research prévoit un marché d’un milliard de $ en 2012. Le CEO de Google a déclaré que ces estimations étaient trop fables et ne prenaient pas en compte le fait que le web sur les mobiles était proche du point de rupture (« Tipping point » en référence à la théorie du même nom développée dans le livre de Malcom Gladwell ou en français sous le titre « Point de bascule »).

Google souhaite être un acteur influent en se positionnant sur les appels d’offres pour les réseaux sans fils aux USA entrant ainsi en compétition avec les opérateurs téléphoniques classiques. Cette approche va entrainer le géant des moteurs de recherche sur des sentiers qui s’éloignent de son cœur de métier. Des analystes financiers s’inquiètent des coûts induits par cette stratégie, mais Schmidt se déclare serein quant au potentiel du marché publicitaire sur les mobiles. Citant à titre d’exemple que les voyageurs affamés pour être dirigés vers un restaurant à proximité de leurs lieux, un concept que Google considère « a very, very good business ».

Je partage entièrement cette approche, peut-être pas avec les portables que nous connaissons aujourd’hui mais beaucoup avec des outils embarqués, en particulier dans les voitures. J’évoquais déjà cette possibilité en juillet 2004 dans mon bref billet « Allo la Terre » que j’ai ensuite développé dans mon livre RSS, Un nouvel outil pour le management (p 164 de la version 1). Je développe en ce moment un projet « logiciel » particulièrement adapté à cette forme d’accès à Internet et de recherche dans le domaine touristique… si vous êtes intéressé, particulièrement si vous travaillez chez Google, n’hésitez pas à me contacter !

Pour un texte plus complet consultez le site de Reuters

Jean-Claude MORAND – 02/02/08

Mots clés Technorati : mobile, e-tourisme, gOOGLE, WEF, Davos, Schmidt, Gladwell

(C) Jean-Claude MORAND

+ 25.5 d’accès au haut débit en 1 an

L’ARCEP vient de publier les données du marché des services de télécommunications en France au 3ème trimestre 2007. Il en ressort que le nombre d’abonnements à Internet est de 16,5 millions, en croissance de 12,1% sur un an. Les accès à haut débit (14,8 millions à la fin du 3ème trimestre 2007) poursuivent leur progression (+25,6% sur un an) grâce à la croissance des accès ADSL (14,1 millions au 3ème trimestre 2007) et représentent désormais 90% des abonnements et du revenu Internet

Jean-Claude MORAND

(C) Jean-Claude MORAND

Des widgets pour stimuler votre marketing !

Cons_Webdesktop De nombreux responsables du marketing s’interrogent quant au potentiel technique et commercial des nouvelles formes de présence sur le Net. De nombreuses opportunités se présentent avec l’ émergence des techniques liées au Web 2.0. Nous avions déjà publié un ouvrage couvrant les usages des flux RSS. Nous nous intéressons aujourd’hui à l’apport que des webdesktops et de leurs composants que sont les widgets sous forme d’un white paper écrit en collaboration avec Félix création et Widgetavenue.

Vous pouvez télécharger gratuitement notre white-paper présentant les applications possibles des webdesktops (pages personnelles) et des widgets en marketing en visitant la page : Webdesktops et widgets de Cyberstrat.

Vous trouverez également dans ce document quelques indications sur le potentiel de diffusion des widgets sur les différents supports compatibles, en particuliers les réseaux sociaux.

Deux études de cas issues du tourisme illustrent la présentation.

Vous trouverez dans ce document :

  • Que signifie « Widget » ?
  • Où peut-on installer des Widgets ?
  • Des Webdesktops pour les Offices de tourisme ?
  • Dans quelles conditions pouvez-vous considérer un webdesktop ?
  • L’expérience des remontées mécaniques des Arcs

Ce white paper est publié dans la perspective prochaine de l’édition d’un ouvrage plus général présentant les opportunités du Travel 2.0 aussi bien pour les voyageurs que pour les professionnels du tourisme. Si vous souhaitez être tenu informé de sa publication au début de l’été 2008, n’hésitez pas à nous adressé un email à info@cyberstrat.net

Jean-Claude MORAND – Cyberstrat

Mots clés Technorati : travel 2.0, e-tourisme, widget, webdesktop, Facebook, social network, réseaux sociaux, rss
(C) Jean-Claude MORAND

Coucher de soleil sur Annecy et son lac P1270095

Moment de bonheur après une journée de ski de fond, je vous propose un coucher de soleil sur la ville d’Annecy. En regardant cela, je me demande une fois encore pourqoi les entreprises sont capables de délocaliser en Inde, mais ne savent pas concevoir des solution de télétravail avec des lieux d’exception comme celui-ci. Avec mes 5 Mb/s sur mon bureau et un point de vue pareil, cela devrait pourtant séduire plus d’un entrepreneur.

Jean-Claude MORAND

(C) Jean-Claude MORAND

Le SYNTEC/MEDEF publie un rapport "Faire de la France un leader de l’économie numérique"

Après « Renaissance Numérique » et le Club Sénat, c’est au tour du Syntec de faire des propositions en matière d’économie numérique. Jean Mounet, Président de Syntec informatique et du groupe de travail qui a donné naissance à ce rapport, Philippe Lemoine, Président du comité Economie numérique du MEDEF, Guy Roussel, vice-président d’Alliance TICS ont présenté le 18 janvier 2008 un rapport comportant une série de propositions à la presse. Ces propositions présentées sont largement argumentées dans la version longue. Les auteurs les positionnent comme une plateforme de travail à l’heure où plus que jamais il est urgent que la France se saisisse de l’opportunité que représente l’économie numérique, pour concilier croissance, développement durable et politique de civilisation. Ce dernier terme s’insérant dans la présentation en clin d’oeil à la sémantique actuelle du gouvernement.
Selon les auteurs la France n’occupe qu’une place moyenne dans le marché mondial malgré de réels atouts : pour quelles raisons ? Quelles sont les solutions qui permettraient à notre pays de retrouver une position de leader ? Sous l’égide du MEDEF, Syntec informatique, Alliance TICS, la FIEEC, l’AFNET, et la FING ont mené une réflexion commune et élaboré les propositions du rapport « Faire de la France un leader de l’économie numérique », qui pose les bases d’une véritable stratégie nationale en faveur de l’économie numérique. Les entreprises de l’économie numérique se sont donc associées pour définir une « feuille de route » opérationnelle permettant la mise en œuvre immédiate d’une politique ambitieuse en faveur de l’économie numérique en France.
Pour ma part, j’ai noté avec intérêt la proposition consistant à « Renforcer significativement l’influence de la France en matière de normes et de réglementation ». Pour avoir fréquenté quelques « boards » d’organismes en charge des définition des standards XML (Rosettanet, Edifice, UN/Cefact ou encore ISOC) je me suis souvent senti bien seul en qualité de francophone.
Jean-Claude MORAND d’après le communiqué du Syntec