Comment financer les programmes et les équipes ?

7/6/09 – Troisième et avant dernier billet pour vous présenter les résultats du 1er grand débat de l’IFT qui s’est tenu au CNAM (Paris) le 28 mai. Dans mon précédent billet, j’ai évoqué les approches proposées par l’Institut Français du Tourisme (IFT) pour hiérarchiser la recherche. Aujourd’hui, je vous invite à découvrir les propositions faites pour « financer les programmes et les équipes » de recherche en tourisme, en rappelant que le texte officiel est disponible sur le site de l’IFT.

Ce sujet n’a été traité que très rapidement et la fiche remise aux participants est un bref inventaire de ce que tous les laboratoires de recherche universitaires connaissent dans ce domaine. Le groupe de travail qui a planché sur ce thème déclare que « plusieurs constats s’imposent : il n’existe pas France de programme direct de financement de la recherche en tourisme, mais beaucoup de ceux existants sont applicables au tourisme. Aucune cartographie de l’existant et des potentiels n’est disponible, pas plus que d’un recensement exhaustif des différentes règles et de l’ensemble des financements (ADEME,, PREDIT, schémas régionaux de l’innovation, etc.) ». Il est ensuite proposé de créer une plateforme du financement des recherches qui pourrait être l’interface de référence des appels d’offres.

J’observe que le financement privé n’apparait pas dans ce catalogue, alors que la plupart des appels d’offres requièrent que les participants privés appondent au projet une contribution égale à celle du publique. Pour avoir récemment soumis un dossier au concours pour la création d’entreprises de technologies innovantes avec un projet lié au tourisme, je ne peux que souscrire à la création d’une entité de soutien pour répondre aux appels d’offres lié à l’industrie touristique. En ce domaine, il me semblerait plus judicieux d’avoir une structure très légère, au sein d’ATOUT France (ex-ODIT) ou d’OSEO, qui pourrait intervenir comme expert « tourisme » pour les projets couvrant ce sujet.

Par ailleurs, pour enseigner de temps en temps en Suisse les grandes écoles de ce pays ont un volet recherche en tourisme qui commence à être porteur de projets intéressants en tourisme avec une aura internationale, ceci aussi bien à l’Ecole hôtelière de Lausanne que de la Haute Ecole Valaisanne qui héberge l’Institut Suisse du Tourisme. Notons aussi que ce dernier gère avec l’IMUS (Université de Savoie) un Master en tourisme. A l’heure où les bureaux de votes viennent de fermer leurs portes des élections européennes, mon activité transfrontalière me permet aussi à la vue de ce dernier exemple de proposer un rapprochement plus marqué avec les pays frontaliers ce qui permet aussi de trouver des financements européens en plus des synergies avec nos amis italiens, suisses, allemand, espagnol…

(C) Jean-Claude MORAND
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