BREST à l’initiative dans la publication collective des connaissances implicites avec les WIKIS
La trêve des confiseurs est toujours une opportunité pour se remettre en question, lire des ouvrages qui étaient sur nos étagères depuis plusieurs semaines et d’élaborer des projets pour les mois à venir. Je n’ai pas failli à cette tradition en lisant «Les wikis » de Jérôme Delacroix chez M2 Editions. Utilisateur et contributeur de Wikipédia, je ne peux pas vraiment dire que j’étais un novice en la matière, mais cette lecture rapide m’a donné l’occasion de faire le point sur les possibilités de création et de gestion de la connaissance commune. Jérôme DELACROIX privilégie dans son discours cette approche à la description des particularités techniques des Wikis. Il présente des comparaisons de ce nouvel outil avec d’autres outils de gestion de la connaissance en analysant les avantages et les inconvénients de chacune des solutions. Enfin, la discussion continue sur un site associé à l’ouvrage : www.leswikis.com. J’ai apprécié cette structure du livre. Cela m’a permis de réveiller un projet de gestion des données touristiques non structurées dont je rêve pour ma région (les Savoie). Car si en matière touristique des projets nationaux (Tourinfrance) ou régionaux (SITRA) commencent à peine à fédérer les données structurées (notion de connaissances explicites), nous encore loin dans mes montagnes d’aborder le formidable réservoir qu’est la gestion des données implicites comme le font les acteurs locaux de Brest.Le projet de wiki Brest repose sur la volonté d’impliquer de multiples réseaux d’acteurs dans un effort collectif de collecte de la connaissance :
– le réseau de journaux de quartiers qui publient certains depuis 10 ans des articles sur l’histoire des quartiers
– l’appel à projet annuel sur les usages dont 3 ou 4 réponses cette année portent sur la mémoire – la rencontre écrits écrans publics qui compté déjà une trentaine d’initiatives
– les acteurs de la ville volontaires (webmasters, agence d’urbanisme, archivistes, réseau des bibliothèques)
– les acteurs des webtrotteurs des lycées et des quartiers (300 jeunes concernés chaque année) – 4 ans de travail sur l’écrit public et son élargissement à la radio et vidéo depuis un an
– et le réseau des 60 papis et le centre de ressources sur l’accès public au pays de Brest
L’enjeu est d’agréger des personnes, des artistes, des enseignants, des maisons de retraite dans une dynamique à la mode wikipédia.
Sur le plan financier, Michel Briand, l’un des initiateur de ce projet, déclare « rechercher une implication locale avec l’accompagnement de la ville (le service démocratie locale citoyenneté et multimédia compte aujourd’hui 6 personnes) et ce n’est qu’au fur et à mesure que l’on élaborera un financement quand le projet aura acquis un minimum de crédibilité pour que je sollicite les financements des collectivités locales. »
Le point d’étape sur la faisabilité de ce projet de wiki sera un forum des usages coopératifs organisé avec le Ministère de la Culture à Brest en juillet 2006.
Des jeux en ligne avec RSS…
Voilà bien longtemps que je n’ai plus entendu parler de rallye en ligne pour inciter les visiteurs à découvrir le contenu d’un site web. Avec RSS, nous trouvons une nouvelle forme de stimulation. Pour inviter les prospects à venir et revenir sur un site, rien de mieux que le suspense entretenu par l’envoi à petite dose d’indices via un flux RSS. A chaque fois, les liens insérés dans le message généreront du trafic sur le site et surtout maintiendra l’attention de la cible. Cela peut se faire avec du texte, mais aussi avec du son. Ainsi, le magazine WIRED de novembre 2005, propose le terme « podcache » pour définir cette approche de rallye audio via podcasts diffusé par RSS.
Jonathon KEATS reprend aussi, sous ce terme de podcache, l’idée developpée au MOMA que j’ai également évoqué dans un white paper écrit avec Jérôme Chevillat, traitant de la mobilité billet en juin 2005 selon laquelle l’indexation d’un fichier MP3 avec des coordonnées GPS qui permettent donc de transformer un IPod en un guide audio.
Voilà deux idées qui devraient inspirer des agences de communication !
2006 : Les TIC seront génératrices de nouvelles approches en marketing.
1) Les blogs vont enfin quitter le monde des adolescents et du microcosme de la blogosphère pour devenir de vrais outils de management pour les entreprises. Je crois que les services de presse et de recrutement seront les premiers à s’approprier cette technologie de communication.
2) En revanche, nous assisterons à la mort, nous pouvons déjà observer un ralentissement de la publication, des blogs personnels professionnels. Expérience faite, les pionniers retrouveront d’autres sujets d’intérêt ou de revenus. De plus, je partage l’analyse de Shiv SINGH de CIO.com selon laquelle les employés – que nous sommes pour la majorité – doivent observer une certaine discrétion en ce qui concerne la vie de leur entreprise. Et Shiv de prédire que le « résultat est que la plupart des blogs d’employés resteront superficiels ou ennuyeux sauf s’ils sont anonymes ». Ma boule de cristal, me dit également qu’à l’aube des échéances électorales de 2007 et 2008, la classe politique va largement utiliser ce média pour tenter de se rapprocher de la partie « branchée » de la population. Mais attention, je ne suis pas certain que nos candidats soient prêts à bloguer en utilisant le langage « SMS »…Il se peut que l’engouement pour la technologie ne soit pas en phase avec les attentes des électeurs.
3) Les entreprises commenceront à s’approprier RSS pour diffuser des informations relatives aux nouveautés de leurs produits. Pour cela, je ne pense pas que les blogs en seront le moteur, mais les outils de gestion de la connaissance et les fonctionnalités que les ERP et CMS (Content Management Systems) disposent. Ce sont ces systèmes qui généreront les flux RSS sans effort particulier des auteurs. Ces flux venant ensuite s’intégrer dans un nombre grandissant d’agrégateur de news en commençant par les sites web des entreprises… mais pas seulement.
4) RSS va faire une entrée dans les stratégies de Customer Relationship Management (CRM). Pour l’heure, les flux RSS sont principalement utilisés pour diffuser des billets publiés par geeks de la blogosphère. RSS devrait en 2006 sortir de cette sphère restreinte pour trouver des applications dans le domaine du CRM. Quelques applications d’email marketing devraient être remplacées par des solutions RSS. La puissance médiatique de Microsoft avec le lancement d’Internet Explorer 7.0 devrait populariser cette forme d’accès aux informations alors que des browsers comme Opera ou Firefox le font déjà depuis plusieurs mois.
5) AJAX me paraît être un ensemble de technologies qui vont considérablement modifier les approches marketing du futur. Mais malheureusement je ne pense pas, qu’en France, 2006 soit l’année du développement. Nous assisterons probablement à une intensification des discussions sur ce sujet, peut-être un congrès ou un livre à succès… Bref des discussions de laboratoire. Pourtant, je crois que cette approche est promise à un avenir radieux qui permettra de mettre le client au centre des préoccupations ou tout au moins de lui donner le pouvoir de choisir ces sources applicatives et d’information. Cela sera le départ de ce que certains appellent le « Customer Generated Marketing »…mais il faudra attendre encore une ou deux années.
6) Pour finir, je n’oublie pas mes rêves que sont l’émergence de vraies solutions d’intelligence artificielle (AI) et du web sémantique au service du marketing et du management. Là encore, nous restons confinés dans les laboratoires. Et, je ne peux retenir mon émotion, car je connais au moins deux équipes de développement francophones qui ont de super projets d’un point de vue technologique, mais qui restent dans les starting-blocks faute d’ambition et connaissance des mécanismes des sociétés de « Venture Capital ». Du côté du sémantique web, je ne serais pas surpris que les travaux de Google (sans prendre en considération les problèmes de copyright) marquent le départ d’un vraie indexation des données non structurées avec des applications de diffusion des informations relatives aux services et produits d’entreprise tout à fait novatrices. Une nouvelle page du marketing pourra alors être écrite.
Qu’en pensez-vous ? Partagez votre vision avec les lecteurs de ce blog.
Bonne année 2006
5 trucs pour améliorer la notoriété sur le Net
1) Créez un indice de popularité
J’ai eu l’occasion de créer et de suivre un index de mesure de popularité sur les moteurs composés de 100 mots clefs. Les différents noms de l’entreprise ne faisaient pas partie de l’index, car je concentrais mes efforts sur les besoins des clients. La valeur de l’index correspondait simplement à la somme des valeurs de la première réponse correspondant à l’entreprise pour un mot clef donné.
2) Analysez les performances avec les chefs de produit
Chaque mois nous mesurions la progression de cet index et prenions des mesures en collaboration avec les chefs de produit concernés pour que les pages soient optimisées afin que la popularité du contenu soit améliorée.
3) Assurez une veille sémantique
Plusieurs techniques sont disponibles. La première et la plus facile à mettre en œuvre découle des discussions avec les chefs de produits qui se doivent de connaître le vocabulaire effectivement utilisé par leurs clients. La seconde consiste à analyser les propos des blogs de consommateurs pour identifier les mots utilisés qui peuvent être très éloignés du vocabulaire interne.
4) Créez les conditions pour que cet exercice soit entrepris régulièrement.
Dans mon cas, nous disposions d’un Search Engine Marketer (SEM) à temps plein. Non seulement la description de fonction comportait les points précédents, mais en plus sa rémunération était partiellement indexée sur l’évolution de la valeur de cet index avec un objectif minimum à atteindre.
5) Assurez-vous de la pérennité de l’effort.
Développer la notoriété d’un contenu sur le Net n’est pas la tâche d’une seule personne ou groupe. Toute l’entreprise doit acquérir les réflexes pour utiliser la bonne taxonomie. Cela passe bien entendue par un chapitre dans la charte graphique des webs et des blogs qui préciseront l’importance de l’apparition des mots clefs tant dans les textes que dans les valeurs des balises HTML (Titre, keywords, description, …)
Les RP et les blogueurs (1ère partie)
Dans le cas de la seconde, les procédures internes prévoient que toute présentation ou rencontre avec un journaliste doit être faite avec leur aide. Ce que j’ai fait pendant des années, y compris lorsque je donnais des conférences où des journalistes étaient susceptibles de participer. Des cours sont donnés aux principaux dirigeants de l’entreprise pour leur apprendre à bien répondre aux questions, à ne pas tomber dans des pièges médiatiques qui pourraient être embarrassants pour l’entreprise à postériori. Bref, une machine bien régler pour évoluer dans un environnement où des règles de cohabitation existent depuis des décennies. Mais je ne suis pas certains que l’évolution actuelle de la transmission de l’information suive ce modèle.
Ainsi, Je suis très récemment tombé dans un piège pour lequel les départements de RP sont encore peu préparés. Sous l’entremise d’un ami, je rejoins une soirée tout à fait amicale. On parle de tout et de rien, de la saison de ski qui s’annonce, des enfants… et puis on aborde un sujet un peu plus sérieux qui n’était pas vraiment à l’ordre du jour. Pas plus de 10 minutes !… Mais qu’elle ne fut pas ma surprise de découvrir dès le lendemain matin de trouver dans le panier de l’un des mes agents de veille en ligne un « billet » de l’un de mes interlocuteurs de la veille au soir rapportant mes propos. Rien de grave, au contraire j’en suis plutôt flatté dans ce cas. Mais je tire plusieurs leçons de cette soirée :
1) Chaque individu est un blogueur potentiel selon l’environnement au sein duquel on évolu.
2) Les écrits d’un blogueur peuvent avoir une audience plus importante qu’un journaliste surtout pour des sujets ciblés.
3) Un blogueur, n’a pas de carte de presse collée sur le front…et ne s’annonce en général pas comme tel.
4) Un blogueur c’est bien plus réactif qu’un journaliste. Dans mon cas le billet à été publié au milieu de la nuit, c’est-à-dire dès la fin de notre soirée.
RSS pour la veille
Pour ceux qui « veillent », je viens de trouver un site plein de ressources, de cours, de liens traitant de la Veille plus particulièrement avec RSS. Une page intéressante à consulter http://www.adbs.fr/site/repertoires/outils/rss.php
