Le Club des mentors de e-sens–HEC Genève

 

e-sens est une création des participants et des formateurs du Diplôme de formation en emploi de «Stratégie marketing, communication et e-business» d’HEC Genève dirigé par le Professeur Michèle BERGADAA.

Ce enseignement et cette recherche-action permanente est menée par une équipe d’intervenants sans cesse renouvelée, permet aujourd’hui à e-sens de constituer une véritable source d’information fiable dans le domaine de la e-communication et de la veille technologique. Comprendre l’impact de l’avènement du Web 2.0, tel est l’objectif d’e-sens.

En plus des intervenants issus des meilleures universités et d’entreprises du secteur, un club de mentors à été créé. Ces experts mettent leurs compétences à la disposition des étudiants de ce diplôme en fonction des besoins de la rédaction des dossiers mensuels.

Club des mentors d’e-sens

Les membres du Club des mentors de e-sens sont cooptés sur base de leur expérience confirmée dans leur champ d’activité.Ses membres ont aussi pour rôle de proposer les axes de développement prospectif qui se dégagent en matière de technologies Web et constituent les thèmes d’investigation annuels que traitent les étudiants-rédacteurs dans les dossiers de e-sens.

Ils rencontrent deux fois par an pour débattre ensemble des évolutions en matière de « Société et individu », « Economie et finances », « Organisation et Knowledge management », « Technologie ».

Les membres actuels du Club des mentors de e-sens sont :

  • Jean-Max Arbez
  • Pierre-Jean Benghozi
  • Philippe Gendret
  • Jean-Claude Morand
  • Philippe Mottaz
  • Sylvain Paillard
  • Alexandre Wehrlin

Après avoir apporté en plusieurs occasions mon témoignage aux étudiants de ce diplôme de l’Université de Genève, je suis fier aujourd’hui d’avoir été coopté dans ce club.

Je me réjouis de pouvoir me mettre au service des personnes qui ont la volonté d’acquérir de nouvelles connaissances dans ce domaine passionnant qu’est l’économie numérique. Cela sera pour moi une opportunité supplémentaire d’apprendre à leur contact et d’orienter leurs recherches.

Ayant fait une grande partie de mes études universitaires en parallèle à ma vie professionnelle, j’ai aussi une grande motivation pour soutenir l’action de ceux qui font l’effort de se former tout en devant assumer leurs responsabilités familiales et professionnelles.

Cette forme de collaboration est aussi un modèle de collaboration entre les universités et les entreprises.

Jean-Claude MORAND – 04/04/11

(C) Jean-Claude MORAND

GOOGLE franchi encore un étape pour l’assistance aux voyageurs en lançant un conseiller virtuel #etourisme

 

GOOGLE TALK GURU remplacera t’il les agents de comptoir et d’Office du Tourisme

Voilà une annonce qui me réjouit et me fait mal.
@eprat me signale l’annonce Google Talk Guru un nouveau service expérimental de Google labs de sur Techcrunch.
En fait, Google utilise les services (très basics pour l’instant) du traitement du langage naturel pour interpréter une question et répondre en utilisant son immense base de connaissance. Pour l’instant les domaines ontologiques sont plutôt limités : « score, weather, define, translate, web ».
Bien que le système soit extrêmement limité à ce stade du développement, je considère qu’il y là un énorme potentiel. En 2007, je démontrais au salon du livre de Genève une application de ce type couplée à une base propriétaire pour fournir des renseignements sur les possibilités de voyage en Ethiopie. J’avais ajouté une interface sous forme d’un avatar en reprenant le personnage de Makeda (la Reine de Saba) et en m’appuyant sur AIML. En ce sens, ce développement est une indication que les équipes de recherche de Google travaillent dans le même sens que ce nous avions fait et je m’en réjouis. La principale application que j’avais imaginée est l’assistance au voyage. Imaginez des conseillers de voyages virtuels capables de puiser dans toute la connaissance indexée par Google !
Ensuite avec le laboratoire de recherche lyonnais (LIRIS) et partiellement le LIPS6 à Paris VI qui travaillent sur les agents conversationnels animés (ACA) nous avions présenté un dossier à OSEO dans le cadre du concours des entreprises innovantes… sans succès malgré un business plan très étoffé et le soutien de chercheurs internationaux. Avec Emanuel Prat, nous avions fait quelques tests pour interfacer AIML avec la base d’index de Google et de Wikipedia. Mais la transformation de l’essai est gourmande en fonds propres (~4 millions d’€). Je n’ai pas su trouver une structure financière capable d’investir ce montant en « seed capital ».
Plus récemment, j’ai proposé à plusieurs instances publiques de reprendre le flambeau et de saisir l’opportunité des appels à projets dans le cadre du Grand Emprunt. Là encore, la frilosité ou l’absence d’objectifs commerciaux pour certaines organisations publiques du tourisme l’ont emporté. Alors malgré l’excellence de la recherche française dans ce domaine, je dois assister à la concrétisation de ce concept par une entreprise américaine. Et c’est là où cela me fait mal !

Pour tester cette fonction

1. Ouvrez une interface Google Talk
2. Envoyez une invitation à guru@googlelabs.com
3. Identifiez le “guru” dans votre liste de contact et commencez à lui poser des questions en anglais.
P.S. : Si vous connaissez un VC ou tout autre organisme susceptible d’investir 4 mios sur 3 ans….le business plan est les équipes sont toujours disponibles.
Jean-Claude MORAND – 30/3/11
(C) Jean-Claude MORAND

3 actions pour éviter que Google s’accapare votre trafic

30/3/11 – Je viens de trouver une analyse de Cathy Halligan sur l’évolution de la stratégie de Google en direction du e-Commerce sur Clikz.com que je vous laisse découvrir en version originale en anglais en suivant ce lien. Les auteurs démontrent que la société de Mountain View se contente de moins en moins d’accumuler des revenus en provenance des annonces CPC (coût au clic) et cherche aussi à tirer profit de son énorme audience pour générer des recettes en CPA (coût par action), c’est-à-dire des réservations ou des ventes.

Face à cette stratégie les entreprises doivent être conscientes qu’il leur appartient de définir leur propre stratégie et qu’elles doivent bien entendu profiter du trafic de visiteurs généré par les moteurs de recherche mais aussi continuer à maintenir leur présence en ligne.

 Cathy Halligan propose 3 actions dans son article que j’adapte ci-dessous :

1. Développer votre marque : La pertinence de votre différenciation, l’adéquation de votre offre avec les besoins de vos cibles, la multiplication des interactions restent les meilleures tactiques pour générer du CA que cela soit en ligne ou offline.

2. Servir mieux que toute autre organisation les prospects : Vendeurs, produits, prix doivent être facilement accessibles de même que le stock réellement disponible, le processus d’achat et la rapidité de livraison sont des éléments clefs. Bien entendu la qualité des produits, le niveau d’innovation sont aussi des atouts.

· Offrez des produits et services qui correspondent aux attentes et besoins de vos cibles de prospects. Assurez-vous que vos pages web présentent uniquement les produits disponibles en stock avec des prix clairement indiqués. Les appréciations et évaluations des clients précédents sont de plus en plus appréciées. Si vous n’avez pas de boutique en ligne, utilisez les places de marché tel qu’Amazon, Ricardo.ch, PriceMinister, eBay,…

· Optimisez votre présence en ligne pour que vos prospects puissent trouver votre offre facilement. En général, ils cherchent une réponse à un problème ce qui est différent d’une recherché d’un produit ou service.

· Après avoir dépensé beaucoup d’énergie pour attirer les prospects sur vos pages, ne les laissez pas repartir aussi facilement. Pensez à les inviter à passer à l’action en leur proposant un bouton « réservez maintenant » ou « ajouter à mon panier » pour autant que vous ayez du stock disponible.

· Proposez plusieurs alternatives pour la livraison et la commande en ligne, dans une boutique, un point de livraison relais. Beaucoup de consommateurs ont encore peur d’acheter en ligne, il s’agit de les rassurer.

· L’usabilité est une nouvelle approche de gestion des interfaces homme-machine (ici un écran). L’expérience d’achat en ligne doit être positive c’est-à-dire rapide, en quelques clics.

3. Augmentez la quantité et la qualité des évaluations de clients. Que vous aimiez ou pas, nous sommes de plus en plus des consoActeurs et nous accordons plus de confiance aux avis fournis par nos pairs qu’aux promotions des fournisseurs.

· Dans ces conditions, il vous appartient de rechercher un maximum d’avis et de concevoir un processus de collecte des avis afin qu’ils soient récents et à jour.

· La prise en compte des nouveaux outils (Smartphones, Tablettes,…) nécessite des interfaces adaptées. Les avantages, inconvénients et évaluations moyennes de vos offres doivent pouvoir facilement consultables sur ce type d’outils. La consultation des sites se fait de plus en plus fréquemment, y compris lorsque le client est dans votre boutique ou votre établissement.

· Google favorise les contenus générés par les utilisateurs (UGC) dans la présentation des résultats des recherches. Assurez-vous que vous ayez au moins une source de contenu généré par les utilisateurs avec les mots clefs qui puissent être indexés par Google.

· Les consommateurs partagent de plus en plus les évaluations sur les réseaux sociaux, en particulier sur Facebook. Il est donc, actuellement, essentiel que vous ayez sur toutes vos présentations de produits en ligne un bouton de partage et/ou de connexion sur Facebook. Notons qu’il ne s’agit pas uniquement des pages web, mais aussi des emails souvent transférés à des amis et des billets de blogs.

· Facebook Storefronts comprend des évaluations de clients. Assurez-vous que votre contenu soit publié avec un système qui soit compatible avec différentes formes de syndication sur le web dont Facebook.

Storefront Social

Source  image : sitepoint.com

Mots clés Technorati : #emarketing #ucg #stratégie #etourisme
(C) Jean-Claude MORAND

Les hôtels jettent l’argent par les fenêtres avec la publicité sur les média sociaux

« Les hôtels jettent l’argent par les fenêtres avec la publicité sur les média sociaux » ; ce n’est pas encore mon affirmation, mais celle Glenn FOGEL, le patron mondial de la stratégie et du planning de Priceline. Une traduction des propos qu’il a tenus lors d’une conférence à Sidney. Il a même été un peu plus radical en qualifiant les experts en média-sociaux de « charlatans ». En lieu et place de perdre de l’argent en investissant dans de la pub sur les médias sociaux les entreprises doivent améliorer leur présence sur ces médias aurait déclaré le dirigeant de Priceline selon un article de Travel Weekly.

Je n’avais pas encore lu cet article lors d’une interview récente que j’ai accordée à une journaliste de l’agence de presse genevoise LargeNetwork qui doit publier un article sur ce thème dans la revue Hémisphère (un nouveau magazine édité par les Hautes Ecoles spécialisées de Suisse) en mai prochain. Je lui ai fait à peu près la même déclaration en adoptant un ton beaucoup plus diplomatique. En effet, je m’interroge quant à la pertinence de l’utilisation actuelle des réseaux sociaux par les acteurs du tourisme et de l’efficacité de leurs actions. Je ne suis pas du tout certain que le retour sur investissement soit au rendez-vous. Si je me trompe, je serai très heureux de prendre connaissance des réussites enregistrées à ce jour. N’hésitez donc pas d’apporter vos commentaires. Je m’engage, après vérification à publier les résultats de ces réussites pour augmenter le buzz.

Cela dit, je vois une nouvelle opportunité avec la possibilité d’inclure un moteur de réservation au sein de pages Facebook, mais cela reste encore une exception. La chaine Starwood l’a fait en bas de sa page « Starwood Prefered Guest » plutôt bien réussie grâce à une programmation FBML. L’illustration ci-dessous est un autre exemple de cette approche. Le Bolongo Bay Beach Resort dans les Caraïbes annonce un taux de conversion (y compris les consultations sans réservation effective) sur sa page Facebook proche de celui de son site web.

Du côté français, la société AVAILPro a annoncé le 1er mars dernier une offre de moteur de réservation pour FaceBook. Selon les dirigeants de cette société «Facebook va permettre aux hôteliers de pouvoir convertir directement les fans de leur page et leurs amis en acheteurs. Une étude Nielsen Brandlift a révélé que l’intention d’achat était multipliée par 4 sur Facebook par rapport à un média classique*. » Une première mise en œuvre a été faite pour quelques hôtels dont l’hôtel California à Paris. Il sera intéressant de suivre les résultats de cette page qui ne comporte (le 26/3/11) que 252 amis. Car je considère que la réussite d’une stratégie de ce type passe avant tout par la création et l’animation d’une véritable communauté d’intérêts. Je m’en expliquerai devant les membres de Valais Tourisme le 1er juin à l’occasion de l’assemblée générale annuelle de ce groupement à Martigny.

N’hésitez pas utiliser les commentaires pour me communiquer votre avis, vos expériences personnelles en ce domaine.

Jean-Claude MORAND 26/3/11

* Source : Nielsen Etude Brandlift sur Facebook – avril 2010

(C) Jean-Claude MORAND

e-Business et vol de données : cela arrive même au plus gros !

 

24/3/11 – A quelques minutes d’intervalles je reçois deux messages traitant de problèmes de sécurité. Le premier vient de TripAdvisor qui déclare s’être fait voler sa base d’emails. Surprenant pour une entreprise de cette importance.

Ensuite c’est la Caisse d’Epargne qui est victime d’un spoofing grossier, mais spoofing quand même l’expéditeur utilisant un compte Yahoo.

Comme quoi la sécurité des systèmes e-Business doit être une préoccupation permanente de tous les gestionnaires de projets petits ou grands. 

(C) Jean-Claude MORAND

Combien de SIT faut-il à la France ?

Dans son dernier billet sur etourisme.info, Pierre Croizet se pose la question de l’avenir des Systèmes d’Information Touristique (SIT) et publie la cartographie des systèmes existants en France. Certes l’inventaire demande à être affiné mais l’absence de systèmes pour certains CRT et l’hétérogénéité des systèmes existants est flagrante.

Source : Pierre CROIZET – www.etourisme.info – 23/3/11
Philippe FABRY, en charge des nouvelles technologies chez ATOUT France se propose de compléter et mettre à jour ce tableau (donc retournez voir si une nouvelle version est publiée si vous lisez ce message quelques semaines après sa publication).
Pour ma part, voilà au moins une dizaine d’années que je prône une approche globale des SIT au niveau français. J’ai proposé :
  • la création d’un pôle de compétitivité “Tourisme”,
  • d’inclure les NTIC dans le programme des activité de l’IFT,
  • à un CRT de répondre à un appel à projet du grand emprunt pour créer quelque chose comme GIATA (mentionné plus haut)
  • et encore plus récemment d’inclure une composante e-Tourisme dans le cadre du futur Conseil National du Numérique…
Mais comme mes capacités d’influence sont actuellement limitées, je crains qu’il faille attendre que notre pays soit doté d’un Ministre du Tourisme “branché” pour que cela évolue.
Je mets une réserve à mon propos avec la création de “Newco” dont une partie de l’activité serait de créer ou d’adapter une norme (je ne connais pas la mission de cette entreprise).
Je finirai en insistant pour que tout projet de création ou de mise à jour de « norme » ait une dimension internationale car les utilisateurs sont majoritairement les intermédiaires étrangers.
En publiant ce billet sur mes deux blogs, j’espère attirer l’attention des élus qui me lisent pour qu’ils prennent la mesure de l’importance du sujet. Car sans un SIT (ou au moins des données coordonnées au niveau national) la France aura de plus en plus de mal à être visible sur les systèmes d’information des pays émetteurs c’est-à-dire ceux qui génèrent 76 millions de visites chaque année sur notre territoire.
(C) Jean-Claude MORAND