L’IPhone comme un outil de teasing et branding pour le tourisme ?

Dans un billet du 24 octobre 2008 MobileCrunch se pose la question de l’utilité d’une application qui ne sert à rien pour les utilisateurs des iPhone(s). La marque Ralph Lauren vient en effet de lancer une application en téléchargement gratuit qui permet de consulter la collection quelque soit l’endroit où vous vous trouvez. Est-il possible d’effectuer une transaction en ligne ? Non ! De lire avec la caméra de l’iPhone les codes publiés dans les publicités américaines ? Non ! Pas trés utile selon l’auteur de ce billet bien que cette application permette de :

· Visionner une vidéo de leur dernier défilé de mode

· Profiter de quelques photos des coulisses de ce défilé

· Quelques révélations sur la collection du Printemps 2009 étayées par des vidéos et photos exclusives.

· Une localisation des boutiques nationales et internationales.

· Un film « Portraits d’une collection » commenté par le designer

En quelques mots, tout ce qui pourrait se trouver sur un site web normal commente l’auteur de ce billlet, sauf que le support est un support à la mode et que les premiers utilisateurs utilisent l’iPhone pour alimenter leur image de geek et d’en démontrer les fonctions grâce à ces applications gratuites. Nul doute que les femmes seront sensibles à cette forme de branding.

Maintenant, comme ce blog est principalement dédié au tourisme, imaginez un instant une destination touristique reprenant cette approche en offrant une application gratuite qui permette de :

· Visionner une vidéo d’un événement récent ou de l’environnement

· Profiter de quelques photos des coulisses de cet événement ou de l’organisation

· Un teasing sur les activités 2009 étayées par des vidéos et photos exclusives.

· Une localisation des lieux qui permettraient de réserver un séjour.

· Un film « Portraits … » commenté par une personnalité très en vue dans la station (le maire, le moniteur de sport ou pourquoi pas le curé ?)

La viralité sera sans aucun doute au rendez-vous si vous êtes assez rapide pour développer une stratégie de marketing « Piggy-back » pour suivre le lancement d’Apple ou mieux encore saisir celui à venir du G1. En tout état de cause, cette campagne est un exemple d’une campagne destinée à générer du buzz et l’engagement des consommatrices à télécharger une nouvelle forme de publicité et à la partager avec leurs amies.

Jean-Claude MORAND – 26/10/08

(C) Jean-Claude MORAND

14 millions de $ pour une startup du tourisme en ligne

Les dirigeants d’UpTake, contrairement à de nombreux autres sites dédiés à la recherche des meilleures opportunités de voyage qui se créent chaque jour, savent qu’il leur serait difficile de se positionner en leader sur ce marché. Alors, tout comme Triptouch,TripWolf, IgoUgo, ou encore TripSay, le site agrège du contenu en provenance de sources variées et en obtenant du trafic généré par les principaux moteurs de recherche. Après avoir levé 4 millions de dollars en décembre 2007 juste après l’ouverture de leur site en version beta, la startup vient de lever plus de 10 millions de dollars de fonds en provenance de sociétés de venture capital (Trinity Ventures, Shasta Ventures) et de quelques autres investisseurs. Un total de 14 millions de dollars !

Uptake déclare que « ce financement doit leur permettre d’atteindre trois objectifs. Le premier est d’étendre les possibilités de recherches à d’autres catégories en plus des hotels : UpTake , UpTake Things to Do, UpTake Restaurants and UpTake Beaches. Le second nous permettra d’investir dans notre technologie de recherche pour améliorer les recommandations de voyages basées sur l’analyse et le filtrage de l’intelligence collective. Finalement, nous continuerons à rechercher des opportunités de croissance externe. »

De quoi à faire rêver tous les entrepreneurs français qui ont une idée pour développer le business du voyage ou du tourisme en ligne. Celà dit, rien de nous empêche de frapper à la porte des VC américains.

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TOURISME 2.0 est arrivé !…

Moment attendu et bon début de semaine, les services de messagerie ont été plus rapides que la Poste. Un gros colis vient de m’être livré comportant des exemplaires de « TOURISME 2.0 ». Bon début de semaine qui va me permettre de lancer ce livre dans de bonnes conditions au moment où Tourmag se montre plutôt critique sur les résultats des assises du tourisme la semaine dernière. 

Je vais pouvoir l’envoyer à tous ceux qui m’ont aider en me fournissant des études de cas et des résultats qui illustrent ce texte.

Jean-Claude MORAND

(C) Jean-Claude MORAND

Journée thématique de recherche en Marketing du tourisme et des loisirs


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Mise en ligne par jcmorand

La 4ème journée du marketing touristique s’est tenue une fois encore à l’IMUS de Chambéry – Université de Savoie. Dommage que les professionnels du tourisme ne soient pas au RDV. Même si les travaux des chercheurs peuvent avoir des apports différenciés, il est toujours intéressant de sortir la tête du guidon pendant quelques heures. Cette année les thèmes portaient sur :

– Les expériences de consommation et tourisme
– Images et représentations en tourisme
– L’offre « Bien être » comme levier de développement touristique des territoires
– Tourisme de montagne en Italie
– NTIC, Internet et développement du tourisme.
Pour voir d’autres photos rendez-vous sur Flickr

Jean-Claude MORAND

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7% des budgets on-line dédié aux médias collaboratifs

Les grandes manœuvres autour des réseaux sociaux sont lancées avec la prise de participation de Microsoft dans Facebook et le rapprochement de Google avec Myspace. La démultiplication du nombre de membres sur chacun de ces réseaux suscite aussi l’intérêt de tous les chroniqueurs rendant ainsi ce type de média collaboratif de plus en plus populaire. Le buzz est en route et il me semble que le phénomène commence à dépasser le cercle restreint des étudiants et des geeks pour atteindre l’ensemble de la population des cols blancs. Toutefois selon une étude « Face of the New Marketer » de la société Corometrics pubiée le 30 octobre 2007.

Les résultats de cette étude américaine démontre que pour l’instant il y a encore une grande marge entre les discours des thuriféraires du marketing collaboratif et la proportion des budgets de promotion alloués à ces médias.

  • 78% des responsables des 116 responsables de marketing interrogés perçoivent le marketing collaboratif comme un moyen de gagner de la compétitivité mais seulement 7.75% de leur budget on-line leur est dédié.

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  • Ce pourcentage doit être rapproché d’une allocation moyenne de 33% des budgets consacrés à la publicité en ligne ainsi que des 28% utilisés pour le design et la mise en œuvre des stratégies de promotion en ligne.

Nous sommes donc encore loin de l’adoption des concepts du web 2.0 en matière de promotion en ligne, cependant l’étude permet d’observer des progrès.

  • 57.8% des personnes interrogées déclarent avoir mis en œuvre des formes de contenus générés par les utilisateurs ou des revues de consommateurs au cours de la dernière année.
  • 31% on également mis en œuvre un blog pendant la même période
  • 25% déclarent aussi utiliser les flux RSS… je me demande pourquoi il existe un écart de 6 points entre les blogs et les flux RSS sachant que toutes les plateformes de blog professionnelles savent générer des flux RSS.

Les réponses obtenues en ce qui concerne les intentions des responsables de marketing au cours des 12 prochains mois laissent apparaitre des projets concrets de mise en œuvre des programmes de marketing collaboratif :

  • 50% des responsables interrogés espèrent mettre en œuvre des approches de contenus générés par les utilisateurs ou des revues
  • 22% considèrent la mise en œuvre de blog et 20% des flux RSS
  • 20% ont l’intention d’allouer une partie de leur budget aux réseaux sociaux.

Le panel mentionne l’absence d’outils et d’expertise comme étant leurs principaux défis dans ce domaine.

Si l’objectif principal de cette étude était d’étudier les programmes de marketing collaboratif, elle démontre également un écart entre la perception et les allocations budgétaires effectives pour d’autres techniques :

  • Search Engine Optimization (SEO) était considéré comme la priorité n°1 sur 9 autres choix incluant les campagnes d’emailing et les analyse des campagnes en ligne mais vient en 4ème position en termes d’allocations budgétaires.
  • Les campagnes d’emailing sont toujours les plus consommatrice du temps des services de marketing en ligne (22% en moyenne) alors que 33% des budgets (en moyenne) sont dédiés à la publicité en ligne, ceci alors même que les activités de SEO sont considérées comme la priorité n°1.
  • Les activités de support (design et mise en œuvre des stratégies de promotion en ligne) ont été relativement sous estimées (N°5 sur 9 points), mais se trouvent en 3ème position lorsque l’on analyse les allocations budgétaires devant le SEO, les analyses et les campagnes d’email.

Les résultats de cette étude confirment que nous sommes dans une période préliminaire où l’on sent bien que quelque chose se passe en matière de média sociaux mais ont ne sait pas très bien comment les intégrer au sein du marketing mix. «Avec l’arrivée de nouveaux outils marketing, nous continuerons à observer une grande distorsion entre la perception de leur importance et les allocations effectives de budget. La possibilité de mesurer les retours sur investissements obtenus par ces nouvelles approches aidera les responsables du marketing à franchir les premières étapes qui leur permettra d’intégrer de nouveaux programmes de marketing en-ligne et de reconsidérer l’efficience des campagnes actuelles » déclare John Squire, SVP product strategy, General Manager des services marketing de Coremetrics. Pour ma part, je pense aussi que les responsables de marketing ainsi que l’ensemble des managers doivent encore évoluer sur la courbe d’apprentissage afin de mieux comprendre en quoi les approches du marketing collaboratif peut contribuer à la promotion des produits, services et marques d’entreprise.

L’étude a été réalisée auprès de 116 responsables du marketing durant le 3ème trimestre 2007. Coremetrics leur a demandé quels outils et activités du marketing collaboratif ils utilisaient ou avaient l’intention de le faire, quelle proportion de leur temps et de leur budget ils leur consacraient par rapport aux autres activités du marketing.

Mots clés Technorati : marketing, social network, réseaux sociaux, rss, blog, facebook, google, Myspace, marketing collaboratif, corometrics, médias collaboratifs
(C) Jean-Claude MORAND

Enquête sur les pratiques et choix de consultation des blogs

Aref JDEY, coauteur de la version 2.0 de RSS, Blogs : Un nouvel outil pour le management vient de publier une étude rapportant les résultats de l’utilisation des blogs en entreprise. Alors que CISCO et l’organisation « Best practices in Corporate communications » tiennent aujourd’hui (5/06/07) le 1er sommet annuel « 2007 new Media Summit » au cours duquel la problématique de la mesure du ROI pour les médias sociaux sera traitée, les résultats m’incitent à avancer quelques idées que je vous invite à commenter.
Vous pouvez télécharger les résultats depuis ce lien (PDF) ou les visualiser sur slideshare.40% des lecteurs de blogs sélectionnent leurs blogs au moyen des blogrolls et 20% sous l’effet du bouche à oreille. Pour moi, cela veut aussi dire que les responsables du marketing chargés de générer du trafic doivent aussi s’intéresser en amont à la présence du blog sur les blogrolls. En d’autres termes, je n’exclus pas des campagnes de promotion destinées à convaincre d’autres bloggers à inclure le blog de l’entreprise (à prendre au sens large) dans leur liste. Je reviens ici sur une notion que j’ai développée par ailleurs d’online merchandising. Tout comme un produit de grande distribution, le produit « blog » doit pouvoir être mis en évidence dans les rayons d’un distributeur. Alors, pourquoi ne pas appliquer les méthodes de la grande distribution qui vend le mètre linéaire, la tête de gondole à leurs partenaires, car ils savent que ces emplacements génèrent de la demande. Et puis, pourquoi ne pas aller encore plus loin en proposant une animation à certains moments sous une forme ou une autre. En fait, ces méthodes sont déjà pratiquées par la régie publicitaire, Google Adwords en premier, pour promouvoir sous forme de bandeaux ou Adsense des sites. Ici, il s’agirait de monnayer la présence d’un blog dans la liste des blogrolls. Cela peut également se faire sous forme d’échanges, ou d’incitations plus subtiles prenant en considération le fort besoin de reconnaissance et de prestige d’une grande majorité des bloggeurs.

La deuxième idée tient au fait que selon les résultats de l’étude d’Aref JDEY, 50% des lecteurs de blogs ne lisent en fait pas le blog en question, mais utilisent leur agrégateur de flux RSS pour lire les billets concernés. Je fais parti de ceux-là ! J’ai quelques dizaines de blogs que je suis plus ou moins régulièrement avec 3 agrégateurs (IE7, Opera et Outlook 2007). Je « scan », c’est-à-dire que je découvre très rapidement les titres des billets dans les agrégateurs et je ne clique que sur moins de 10% des billets dont le titre et les quelques mots visibles dans l’accroche retiennent mon attention en fonction des mes intérêts du moment. Autant dire que dans ~90% des cas, je n’ouvre pas le blog et je ne vais donc pas surfer sur le blog de l’auteur. En admettant que mon comportement de consommateur soit proche du standard de ces 50% de lecteurs qui utilisent majoritairement la syndication des flux RSS qu’est-ce que cela implique pour les responsables de la communication ?

En premier lieu, la rédaction du titre et de la première phrase doivent être conçue comme une réelle accroche en fonction des attentes de la cible. Ensuite, l’importance du design du blog (élément confirmé par ailleurs dans l’enquête) n’est pas primordiale. La présence des photos, pas toujours bien acceptée par les systèmes antispam et les systèmes de messagerie qui la filtre pour alléger le volume de téléchargement des emails n’est pas nécessaire. Et, comme pour le point précédent, je pense que des possibilités de préconfiguration des agrégateurs restent possibles. Ainsi, au niveau de l’entreprise certains flux, en commençant par ceux créés en interne, pourraient être inclus d’office dans IE7, Firefox, Outlook… ou tout agrégateur. En fonction de l’évolution du taux d’adoption des webdesktops (live.com, Netvibes, Google desktop,…) l’intégration de widgets préconfigurées pour lire un flux ou un autre sera d’autant plus importante. Les mêmes techniques de merchandising pourraient voir le jour avec la possibilité de créer des programmes marketing incitatifs à l’installation d’une widget ou d’une autre. Je n’exclus pas un jour d’être rémunéré, directement ou indirectement, pour maintenir sur mon webdesktop un widget ou un autre. Je pourrais ainsi imaginer avoir le droit d’utiliser un programme particulier à forte valeur ajoutée que si une autre widget reste installée sur mon système.

Jean-Claude MORAND
(C) Jean-Claude MORAND

7.99 % de CTR avec les pub standalone dans les flux RSS

Pheedo se positionne toujours comme le leader de la publicité insérée au sein des flux RSS. Ils viennent de publier une étude dont les principaux résultats sont les suivants.

Ils ont analysés l’impact relatifs de deux formes de messages : Ceux qui sont insérés au milieu des billets ( Inline Ad placement).

Sans surprise les résultats des « Standalone RSS ads » sont biens meilleurs que les inline ads.

Une publicité « standalone RSS ad » correspondant à un billet dans son ensemble génère en moyenne sur leur exemple américain, un click-trhough rate (CTR) de 7.99% soit environ neuf fois plus qu’une publicité inline qui intervient au milieu d’un billet de l’auteur des flux RSS ou blog.

La question que se pose beaucoup d’éditeurs de sites et de régies est bien entendu liée à la performance optimale. On sait intuitivement qu’elle dépend du lieu d’insertion et de la fréquence en comprenant que l’optimisation recherchée est celle du plus grand click-trhough (CTR). Restait à obtenir quelques estimations ce qu’à fait Pheedo.

Le placement aléatoire des publicité entre les flux est la solution la plus performante.

Quand un publicité est placée de manière aléatoire, le taux de clicks observé est de 3.24 %. Ceci est à peu prés trois fois supérieur aux taux obtenus (1.04%) lorsque les publicités sont placées dans chaque flux. Certains se souviendront peut-être de l’aggacement généré par les publicités d’Audi insérées, de manière un peu trop intrusive, dans les flux de Pointblog cet été. Ceci dit, un taux de 1% reste une performance par rapport aux taux moyen des bannières. L’étude démontre également un trés CTR(1.64% ) pour une fréquence limitée à un billet publicitaire tous les six billets. Un taux que je pourrais probablement accepter si le contenu des flux est
intéressant.

(C) Jean-Claude MORAND

Le Yield Mangement entre sur les pistes…

Annecy, Cannes, le 7 décembre 2005 – La désintermédiarisation était l’un des crédos du début de l’Internet. De nombreux marchands en ligne l’ont fort bien compris et se sont imposés sur le marché des offres de vente en ligne. Le tourisme n’a pas échappé à cette mutation de la relation client. Tous les GDS ont créés des filiales comme Travelocity, Expédia, Opodo pour fournir aux voyageurs des services qui n’étaient accessibles qu’aux agences de voyages. Puis les compagnies aériennes « low cost » se sont affranchies des multiples intermédiaires présents sur la chaine de distribution du voyage en ouvrant leurs propres systèmes de réservation aux clients. C’est ce qui fait le succès actuel des compagnies comme EasyJet et RyanAir ou encore le succès des ventes de la SNCF via IDTGV. Le Yield Management (ou pour les puristes de la francophonie le « Revenue management ») est une stratégie d’élaboration des prix qui a pour but d’aligner le niveau de prix en fonction de celui de la demande. Le calcul du prix doit en principe être fait pratiquement en temps réel et la communication doit également être possible très rapidement pour les consommateurs puisse réagir de la même manière. D’où l’intérêt des réservations et paiements en ligne via Internet. Cette technique produit ses fruits dans toutes les situations où les frais variables sont faibles. C’est-à-dire que les coûts de production sont peu sensibles à la variation de l’utilisation du service fourni. C’est le cas des trains et des avions, mais aussi des remontées mécaniques. Cette solution a largement été utilisée par les acteurs confrontés à une concurrence acerbité dans le but de détourner la clientèle des offres concurrentes où les coûts fixes étaient plus élevés. Selon Optims, la filiale de gestion hôtelière du GDS Amadeus, l’ « application systématique du Yield management a un impact positif, toutes choses égales par ailleurs, de l’ordre de 3% à 7% sur le chiffre d’affaires. » et bien entendu, s’agissant de revenu marginal, l’impact sur la marge est énorme. C’est précisément ce que recherchent les dirigeants de la SEM LES PORTES DU MERCANTOUR, qui viennent de gagner le Grand Prix de la meilleure utilisation des technologies et des usages Tourism@ 2005. En offrant un système de réservation en ligne des forfaits discountés plusieurs jours à l’avance, ils créent ainsi une incitation financière pour les skieurs de proximités de choisir leur station plus qu’une autre. Le jury, présidé par la Directrice Générale de Opodo était composé de 15 personnalités internationales du monde des nouvelles technologies de la communication, a jugé que « le site Internet Valberg-lowcost.com représentait l’innovation majeure de l’année en matière d’utilisation des nouvelles technologies pour le tourisme ».

 

Si le site Valberg-lowcost.com est une première expérience dans ce domaine, les initiateurs du projet (M. Christian Mars et Grégory Delafosse. L’architecture technique a été réalisée par la société XSalto (M. Patrice Casse) en sont encore à la période de test dans ce contexte. En fait, ils ont préparé une centaine de prix différents qu’ils déclinent pour l’instant uniquement en fonction des prévisions statistiques de remplissage de la station. Ils affirment ainsi avoir réalisé 7% de leurs ventes en ligne l’an dernier et une très forte réservation des forfaits saisons par ce même moyen lors du premier week-end de la saison 2005/2006. En 2006, ils entendent bien jouer sur la réactivité de l’Internet pour li le site Valberg-lowcost.com est une première expérience dans ce domaine, les initiateurs du projet en sont encore à la période de test dans ce contexte. En fait, ils ont préparé une centaine de prix différents qu’ils déclinent pour l’instant uniquement en fonction des prévisa vente des forfaits ajournée « pour lequel les clients ont en général une décision d’achat au dernier moment en fonction de la météo du jour.. » estimant que le risque météo peut être supporté par le client en échange d’une remise tarifaire.


Au-delà des conditions tarifaires, les dirigeants de Valberg, semblent vouloir créer une réelle communauté d’acheteur en ligne en créant une base de données qui devrait passer de 2000 membres à plus de 10000 pendant la saison. Des avantages de parking et de rapidité de retrait des forfaits font également partie de l’offre. Leur intention passe également par l’envoi de message « push » par email et SMS.

La dématérialisation du ticket de forfait de ski n’est pas encore au programme, mais les initiateurs du projet y songent sérieusement. Cette solution serait une source d’économie importante pour les gestionnaires des remontées mécaniques et surtout un réel service pour les skieurs du dimanche qui ont horreur d’attendre de longues minutes aux caisses avant de pouvoir acquérir le sésame qui leur ouvrira l’accès aux pistes.

Cette première expérience, certes novatrice ne factorise pas encore la réaction des autres stations qui pourront rapidement copier le modèle, ni l’impact sur la vie des ski-clubs locaux qui se comportent souvent comme des centrales d’achat de forfaits pour citadins. En les privant de cette valeur ajoutée (la possibilité d’offrir des forfaits à prix réduit), les stations supprimeraient un intermédiaire, mais aussi des animateurs historiques de la vie sportive des agglomérations alpines. Cela poussera sans aucun doute à créer de nouvelles formes de vie associative ou de voir disparaître certains ski-clubs dont l’activité est déjà mise à mal par la rareté de la neige et l’inflation des coûts de la pratique de ce sport. De plus en ce qui concerne les premiers essais de Valberg, la variation se fait essentiellement à la baisse avec une possibilité limitée d’exploitation de cette technique de marketing les jours et périodes où la fréquentation est maximum (un dimanche ensoleillé de février). Les effets de cannibalisation sont difficilement mesurables, mais apparaîtront avec force lors de la réaction des stations concurrentes qui pourraient s’engager dans une guerre des prix qui ne pourrait précipiter qu’un peu plus rapidement vers le dépôt de bilan les stations dotées d’un faible enneigement où ayant des coûts d’exploitation trop élevés. La différence majeure entre une station et un avion ou un hôtel est une capacité théorique infinie. La seule contrainte étant soit les places de parking ou la capacité du réseau routier à absorber un flot de véhicules sur une courte période. Il est donc probable que cette approche prenne des formes sensiblement différentes dans un avenir proche sous la pression de la concurrence.

 

(C) Jean-Claude MORAND