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QUELLE MOBILISATION GÉNÉRALE POUR SAUVER LES MASSIFS FACE AU RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE ?

COGNE Pistes de ski de fond à quelques jours des championnats du monde 210119

Pistes de ski de fond de Cogne (IT) a quelques jours des championnats du Monde (21/1/19) © jc morand

Je lis ces derniers jours que les remontées de Mijoux (Ain) ne fonctionneront que 50 jours sur les 100 de la saison et que le président des domaines skiables de France a lancé un appel aux acteurs de la montagne, leur demandant de mutualiser les financements pour sauver les massifs des ravages du changement climatique. Effectivement, les gains des nombreuses activités annexes (VTT, parapente, trail, concerts en altitude…) développées au cours des deux dernières décennies ne suffisent pas à combler le manque de recettes durant l’hiver pour maintenir un flux de touristes qui permettraient aux hôteliers et autres prestataires de survivre dans les stations de basse altitude. Seuls les climato-sceptiques ne sauront reconnaitre l’impact du réchauffement climatique sur les massifs alpins.

Le phénomène n’est pourtant pas nouveau, l’hiver 1989/90 a été marqué par un manque de neige si important que de nombreuses sociétés de remontées mécaniques ont dû se recapitaliser pour affronter les hivers suivants. Cela a été le cas pour la SATELC (La Clusaz) pour laquelle nous avons dû faire preuve d’ingéniosité pour assurer la transition vers des hivers mieux dotés en neige. J’étais alors élu au Conseil municipal de cette station, en charge des finances. Tous les leviers ont été actionnés y compris l’augmentation des impôts locaux pour boucher le trou financier. Depuis cette date, le prix du forfait journalier a aussi pris l’ascenseur notamment pour améliorer en permanence la qualité des pistes et financer la fabrication de la neige de culture. La gestion de l’eau s’est imposée comme une priorité. En cela, l’appel à la mobilisation générale est légitime.

Mais plus importants que les aspects financiers, nous avions conduit une réflexion sociologique afin de déterminer quels modèles économiques pourraient être imaginés si l’or blanc venait à disparaître. C’est ainsi que nous avons organisé un symposium « Neige et Climat » en septembre 1994 sous l’égide du professeur Bailly de l’Université de Genève. J’en étais le secrétaire général et j’ai eu le plaisir d’accueillir 32 scientifiques qui tiraient déjà – pas assez fort – la sonnette d’alarme pour inciter les stations de moyenne montagne à chercher d’autres modèles économiques. Ce que nous avons fait à La Clusaz, mais nous nous sommes heurtés à presque un siècle d’habitudes et d’expertise dans le domaine de la glisse. Alors autant dire que les idées novatrices ont vite rejoint les archives, les premiers flocons revenus les saisons suivantes.

L’une des approches étudiée n’était pas liée au flux touristique (in-coming) car il s’agissait d’exporter le savoir-faire des acteurs locaux en matière de restauration. Le dossier d’étude, bien que financé par le Ministère du Tourisme, n’a malheureusement pas vu le jour à mon grand regret.  Aujourd’hui, j’observe que de nombreuses entreprises du pôle OSV naissent et se développent à proximité des pistes. Pour n’en prendre qu’une, je mentionnerai Hästko dont l’objectif et de concevoir et vendre des vêtements techniques pour les cavaliers. On est loin de la poudreuse me direz-vous ! Certes, mais leur activité de conception et de mise en marché permet de créer des emplois dans la vallée de Chamonix tout en étant à un clic des clients. Les usines, comme beaucoup d’autres resteront en Asie ou dans les pays de l’Est.  Je pense aussi aux nombreux meublés de tourisme dont le taux d’occupation est faible alors que les étudiants des villes universitaires se saignent pour trouver des colocations à proximité des amphithéâtres. Pourquoi encore les réunir en mode présentiel alors que les communications à très haut débit permettent un enseignement à distance ? Le MBA de l’Ecole Hôtelière de Lausanne, requiert ainsi que 20 % de présence, le 80 % du transfert de connaissance se faisant en ligne. Alors pourquoi ne localiserions-nous pas ce type de formation dans les stations de montagne ?

De fait, je pense qu’une grande partie des activités tertiaires pourraient être localisées aux pieds des pistes. Le Conseil général de la Haute-Savoie avait lancé une campagne de promotion en utilisant cette thématique.

Alors, même si sans argent les opportunités de développement ne sont pas aussi attractives, je préconise que les acteurs des stations doivent sortir de leur carcan des sports d’hiver et imaginer d’autres modèles économiques pour assurer la survie des villages alpins. 

Tout cela pour émettre la thèse que le numérique permet une décentralisation des emplois dans les lieux les plus reculés de la Planète y compris dans nos stations de montagne. La principale difficulté n’étant pas le financement, mais la volonté des acteurs locaux d’imaginer d’autres manières de générer des emplois.

Que doivent faire les robots dans le Tourisme ?

Entre bots et robots physiques, un panel de services sont attendus par les touristes

A l’occasion du 26e congrès de l’Internatinal Federation for IT in Travel & Tourism les résultats d’une recherche ont été présentés par deux chercheurs[1] de Bulgarie et des Etats-Unis qui se proposait de répondre à la question « Que doivent faire les robots ? Une analyse comparative des professionnels, des enseignants et des touristes »[2]. Mon propos n’est pas ici de reprendre les résultats fournis par les chercheurs que vous pouvez découvrir sur leur publication, mais d’apporter un éclairage complémentaire à cette recherche. Car c’est l’une des rares à porter sur un échantillon de 1009 personnes invitées à répondre à un questionnaire en ligne. Bien qu’ils s’agissent majoritairement d’enseignants, de chercheurs et d’étudiants familiarisés avec la robotique, les résultats permettent aux nombreuses entreprises qui se lancent sur ce marché d’affiner leurs offres afin de séduire plus de clients et surtout de se concentrer sur la valeur ajoutée que les touristes attendent. Les réponses enregistrées proviennent de plus d’une dizaine de pays (14 réponses pour la France représentant 1.4% de l’échantillon) et, en grande majorité de personnes ayant un niveau d’éducation élevé (80.9 % ont un Bachelor ou plus).

Peut-on analyser de la même manière les robots physiques et les bots ?

La publication ne fait pas de distinction entre les robots « physiques » et les robots « virtuels ». Les premiers interviennent comme assistants pour lever, transporter, déplacer ou aider aux déplacements des humains. Les seconds permettent un accès aux connaissances sans pour autant qu’ils aient une apparence physique. Ces derniers sont appelés « bots » en utilisant une terminologie anglophone, en français on retrouve la terminologie d’agents conversationnels interactifs. Pour adapter un concept de Nicholas NEGROPONTE[3], je dirais que les robots physiques sont principalement destinés à traiter les atomes quand les robots virtuels sont adaptés à traiter les bits, c’est-à-dire tout ce qui peut être numériser dont les différentes formes d’accès aux connaissances.

A long terme, on pourrait admettre la thèse qui consisterait à ne faire aucune différence dans la mesure ou les robots physiques peuvent être dotés d’interfaces très variées avec les connaissances. Le type d’interactions que l’on peut avoir avec un smartphone ou une enceinte du type Alexa, Google assistant et bien d’autres mais aussi avec les robots produits par Softbank Robotics tels que Pepper ou Nao. A ce stade du développement de la technologie, il me semble toutefois préférable de scinder les deux approches pour deux raisons majeures:

  1. L’acceptation des robots physiques varie énormément en fonction du service fourni. L’étude des deux chercheurs démontre ainsi que les membres du panel sont plus enclins à accepter de monter dans une voiture autonome (m=4.61/7) que dans un avion sans pilote (m=3.64/7), quant à confier son bébé à une babysitter robotisée, la moyenne s’écroule (m=2.39/7). Toutefois, les membres du panel seraient ravis qu’un robot puisse ramasser leurs ordures (m=5.86). En revanche, tous les services donnant un accès aux connaissances recueillent un score supérieur à 5/7 donc un taux d’acceptation relativement élevé.
  2. Les agents conversationnels ou bots dédiés au tourisme sont à l’heure actuelle dans leur phase d’expérimentation traitant des domaines ontologiques très limités et n’ayant aucune possibilité d’interagir avec d’autres domaines, car la taxonomie utilisée par les programmes de traitement du langage naturel (NLP) est propre à chaque application. Cette étude démontre que les quatre premières fonctions attendues concernent des connaissances variables (heures d’arrivée ou de départ, disponibilité de siège ou de chambre, prix des billets), il est donc absolument nécessaire que les bots puissent communiquer avec d’autres environnements ontologiques. La taxonomie de ces quatre domaines ontologiques a été progressivement standardisée par les agences en ligne (OTA) et les moteurs de recherche depuis de nombreuses années. Il sera donc relativement aisé à un bot de trouver et de restituer ces informations pour autant que le logiciel puisse interagir avec les standards XML internationaux tels que Open Travel Alliance que l’on retrouve aussi chez Schema.org.

Viennent ensuite des attentes concernant des connaissances beaucoup plus statiques (des informations à propos de la voiture de location, des consignes de sécurité, des services offerts par les hôtels ou encore des informations sur les destinations. L’accès à ce type d’information reste au stade du défi, car si les deux consortiums de standardisation ont bien publié des « schemas » XML (dictionnaires de données) pour les établissements d’hébergement[4], les systèmes d’information touristiques susceptibles de fournir ces données sont peu nombreux. Quant à ceux capables répondre aux questions relatives à plusieurs destinations ils sont encore plus rares et n’ont pas été conçu pour être interfacés avec des bots.

Liste et évaluation des services pouvant être robotisés selon l’étude de Stanislav Ivanov et Craig Webster


[1] Stanislav Ivanov Department of Tourism, Varna University of Management, Varna, Bulgaria et Craig Webster Department of Management, Ball State University, Muncie, USA

[2] Le titre original en anglais est : « What Should Robots Do? A Comparative Analysis of Industry Professionals, Educators and Tourists”

[3] Créateur du Media Lab au MIT et co-fondateur de la revue Wired.

[4] Voir par exemple les tags pour les hôtels sur https://schema.org/docs/hotels.html

10 facteurs pour stimuler l’innovation pour le tourisme

10/06/2017 – La semaine dernière, un panel de 25 professionnels du tourisme s’est réuni à Sierre (Valais – Suisse) pour réfléchir autour du thème de l’innovation en matière touristique. Ce petit groupe issu de différents horizons géographiques (Belgique, Canada, France et Suisse) répondait à une invitation de Jean-Luc BOULIN Directeur de la Mission des Offices de tourisme de la Nouvelle Aquitaine (MONA) pour les 6ème francophonies du e-tourisme

Durant 3 jours, les ateliers et échanges d’expériences se sont succèdés. Dans le même temps, quelques membres étaient chargés de conceptualiser le processus d’innovation de chacune des expériences présentées. Ceci les a conduits à identifier 10 facteurs ayant un impact sur l’existence, la nature et l’ampleur de cette innovation.

Avant de présenter les 10 facteurs identifiés par le groupe d’experts, Isabelle RAWART, Digital Stratégiste pour la Wallonie, a précisé que les innovations étaient largement dépendantes de 3 éléments :

3 éléments favorisant l'innovation

– Les talents disponibles

– Le terreau

– Le potentiel de l’innovation

L’émergence d’innovations se trouve donc favorisée lorsque ces trois éléments sont optimisés. Un terreau favorable, des perspectives positives pour l’innovation en elle-même et la présence de talent au sein des écosystèmes concernés. Autant d’élément que nous retrouvons en faisant l’inventaires des 10 facteurs

Je reprends ici dans l’ordre de leur présentation les 10 facteurs en les commentant et justifiant ces choix avec quelques éléments complémentaires de mon cru. :

  1. Leadership: A l’aulne des travaux du psychologue Jean PIAGET la présence d’un LEADER (convaincu, meneur, visionnaire, rassembleur, animateur, idéateur, manager agile et révélateur de talents et de potentiels humains) est nécessaire. Cette personne sera à l’origine d’un processus de leadership adaptatif[1] afin que des solutions novatrices soient imaginées.
  2. Sans stratégie définie et écrite, il ne peut y avoir de vision commune, d’objectifs et de cibles à atteindre et donc pas de roadmap.
  3. Un sentiment de confiance doit exister pour permettre l’activation et la mobilisation des personnes impliquées dans les écosystèmes interne et externe autour de valeurs partagées
  4. Le terreau doit avoir une attitude sensible à l’ouverture matérialisée par une perméabilité au changement, à la transparence, à l’accueil de la nouveauté et la volonté de casser les silos si nombreux au sein de l’industrie touristique. Ceci implique l’acceptation de la diversité et de la mixité culturelle. Je crois ainsi que c’est l’une des conditions primordiales pour la mise en œuvre des packages dynamiques qui sont l’un des socles du tourisme expérientiel.
  5. L’innovation suppose avant tout que les écosystèmes acceptent la notion de risque et de l’échec. Cela passe par des attitudes audacieuses, souvent de nouveaux apprentissages qui ne peuvent être mis en œuvre sans une évaluation continue. Evaluation qui entraînera souvent la création de nouveaux indicateurs statistiques. Bref, le droit à l’erreur est également un facteur important du processus d’innovation.
  6. A juste raison, Jean-Luc BOULIN, directeur du MONA me déclarait en aparté qu’historiquement l’industrie du tourisme a été organisée autour de la notion de ‘destination’. On peut aujourd’hui se demander si cela est toujours pertinent, les différentes strates des DMO ayant été créées à une époque où les touristes étaient moins mobiles qu’aujourd’hui. Les clients ont changé et changent toujours avec leurs besoins. La prise en compte de leurs retours d’expériences devrait primer sur les organisations territoriales. Ainsi dans les Alpes, des charters entiers de touristes asiatiques atterrissent à Zurich et des cohortes de visiteurs transitent par Lucerne, Interlaken, Zermatt, Genève, Chamonix et quelques fois par Annecy, Turin ou Paris.Dans ce cas la notion de territoire a-t ’elle encore un sens ? Oui s’il on parle au nom de l’Europe ou des Alpes. Sans doute beaucoup moins au niveau d’un OT local. Les plus curieux d’entre vous visiteront le site du programme « Silk Road » de l’UNWTO. Un programme supra national concernant plusieurs pays et donc de nombreuses destinations. Mais encore plus intéressant, a l’aulne de la faiblesse du rôle des DMO vous découvrirez que Tripadvisor devient l’un des promoteurs[2] de cette expérience touristique. N’est-ce pas là une remise en cause du rôle des OT. Par ailleurs, il ne s’agit pas seulement d’analyser le comportement des acheteurs mais essayer de convaincre des prospects qui n’ont donc pas encore été qualifié de client. Prospects qui ne peuvent plus être considérés comme une masse non discriminée, mais qui nécessitent d’avoir une « approche client » de plus en plus individualisée. C’est souvent en les écoutant que de nouvelles innovations voient le jour en sachant que les techniques du marketing prédictif et du « marketing automation » permettent de proposer des expériences touristiques mieux adaptées aux attentes. Des concepts et outils permettent, par exemple, à la station de ski de Val Thorens de décliner un slogan marketing percutant et efficace : « de l’or banc aux clients en or ! ». En effet, les résultats sont impressionnants : + 474€ de valeur client, 2,8 fois plus de taux de retour, une consommation multipliée par 2.9 pour les clients traqués (ils seraient plus de 800’000…).
  7. L’émergence d’innovations au sein d’une communauté, au-delà des apports d’un leader, est souvent la résultante d’apports externes. C’est ce que Joël DE ROSNAY appelle Le Macroscope - Joël de Rosnayl’antientropie dans son approche d’une vision globale des systèmes (Le Macroscope). En effet sans l’intégration d’expertise, de nouvelles compétences l’intelligence collective aura plus de difficulté à évoluer voire à diminuer sous les effets entropiques. Le recours à des formules d’accompagnement financier, technologique et autres domaines favorise aussi l’innovation au sein d’un écosystème.
  8. La pertinence et la qualité de la gouvernance permettant la mobilisation, la mise en réseau, la coopération des acteurs tout en assurant une mutualisation des ressources et leur complémentarité a également été un élément discriminant.
  9. En complément des facteurs de leadership et de gouvernance abordés précédemment, les principes de management moderne (engagement, empowerment, émulation et stimulation de l’environnement) influent naturellement sur l’émergence d’innovations.
  10. Enfin, la possibilité et la volonté de procéder à expérimentations représentent une garantie du bon développement des innovations. Il s’agira alors de tester la mise en œuvre, de trouver des terrains d’expérimentation, de réaliser des tests de marchés, d’évaluer les premiers résultats obtenus et de procéder à des ajustements.

 

 

[1] Selon Wikibéral « le leadership adaptatif est un processus d’interactions intentionnelles des agents humains (isolés ou en groupe) qui génèrent des solutions avancées et novatrices pour répondre aux besoins d’adaptation de l’organisation. Ce leadership adaptatif et flexible produit des idées originales, innovantes et facilitent le changement sans passer par un leadership autoritaire. Plusieurs modèles de leadership adaptatif ont été conceptualisés dont certains portent sur les notions d’assimilation et d’accommodation issues de chez Jean Piaget.

[2] http://cf.cdn.unwto.org/sites/all/files/pdf/travel_trends_guide_ta_final.pdf

60 % des organisateurs de congrès pensent recourir aux nouvelles technologies.

Palais_congrès_Montréal_Franck_mICHEL-Flickr

(C) Palais des congrès Montréal – Franck MICHEL – Flickr

La 24e édition de l’étude Coach Omnium souligne qu’en 2015 il a été observé une « faible, mais visible » reprise de l’activité MICE. Les auteurs soulignent aussi une forte irrégularité de l’activité. De son côté, Mylodgevent.com[1] estime que la tendance est une forte réduction de la durée des séjours :

2015 2016 Variation attendue
Réunions internes et du top management 3 jours 1.3 jours

-57 %

Evénements commerciaux et marketing 2,7 jours 1.5 jours -44 %
Formations 2.9 jours 1.6 jours

-45 %

 

Le chiffre d’affaires des centres de congrès ne pourra donc se maintenir qu’au prix d’une augmentation sensible des prix des pax. En revanche, les hôteliers ont peu de chance de pouvoir compenser la diminution du nombre de nuitées par une augmentation des prix même si Mylodgevent.com estime que cette augmentation devrait atteindre 1.4% en 2016.

Alors qu’en 2015, les nouvelles technologies étaient utilisées que par 25 % du panel de Mylodgevent.com, il apparaît que beaucoup plus d’entreprises (60 %) pensent y avoir recours dans un proche avenir, car 30 % d’entre-elles considèrent que c’est une source d’économie, mais aussi d’amélioration de l’audience (27 %) et bien entendu une possibilité de réduire l’impact sur la productivité des congressistes de par la réduction des déplacements et des heures non travaillées (27%).

[1] https://www.mylodgevent.com/marche-mice-2015-tendances-2016

Forum de l’innovation touristique 2015

Le FIT – Forum Innovation Touristique est un événement orienté sur l’innovation dans l’expérience touristique. Il se déroulera sur une journée, le 9 septembre 2015 au Casino Barrière de Montreux. Des tables rondes interactives, des présentations de projets ambitieux ainsi que l’intervention de personnalités du tourisme seront au programme.

Dommage que cela soit le même jour que la Journée du marketing hôtelier à Genève.

Un pôle excellence pour le tourisme de la montagne inventive en gestation avancée…

Après de longues négociations, un pôle d’excellence Tourisme se créé dans les Pays de Savoie pour la « Montagne Inventive ».

Mont-Blanc et borne romaine au col du Jaillet
En 2006, j’ai eu l’opportunité de suggérer aux dirigeants de notre département d’accueillir un « échangeur » dédié au tourisme en ayant pour dessein de créer un centre de démonstration pour les nouvelles technologies en milieu hôtelier et touristique avec l’appui de Cécile ALVERGNAT qui était à l’époque déléguée générale de cette entité. Bien que nous ayons identifié un lieu « totem », n’ayant pas assez de légitimité, ce projet a avorté. Mais, l’idée est restée. En 2009, a l’occasion d’une des premières AG de l’Institut Français du Tourisme (IFT), je partageais cette idée avec Jean-Luc MICHAUD, Président exécutif de cette organisation en attirant son attention sur le travail fait à l’Université de Savoie en particulier pour la qualité et l’originalité de ses formations en tourisme et pour les dimensions internationales de leurs actions, illustrées par ses partenariats avec la Suisse et la Province du Sichuan en Chine. Des formations au sein desquelles je suis intervenu jusqu’en juin 2014 pour le compte de la HES-SO filière tourisme de Sierre qui est un partenaire historique de l’IAE en ce domaine. Bien entendu, je proposais également à mes contacts savoyards qu’un dialogue soit engagé avec l’IFT pour valoriser leurs efforts. Les approches et négociations ont donc pris environ 4 ans pour aboutir à une validation des axes de travail de ce nouveau pôle en présence des principales parties prenantes (collectivités territoriales, organisations professionnelles, Cluster Montagne, partenaires de la formation). Cette création, supportée par Annie ROUARD et l’ensemble des dirigeants de l’Université de Savoie, a été validée par l’assemblée générale de l’IFT le 11 décembre 2014. Ce pôle touristique d’excellence aura vocation à :

  1. Mettre en place des structures d’aide et de conseil pour favoriser l’innovation :
    constitution de banques de données, plateformes d’accompagnement et d’échanges de bonnes pratiques.
  2. Participer à la réflexion sur l’évolution de l’offre touristique autour de la montagne; favoriser la mise en réseau des compétences et des services.
  3. Former pour développer de nouvelles compétences et pour répondre toujours mieux aux attentes évolutives du marché du tourisme. Permettre ainsi de rester leader face à une concurrence multiforme et internationale en adaptant ou en développant des formations innovantes à destination des acteurs, présents ou futurs, impliqués dans la dynamique du tourisme.
  4. Profiter d’une position privilégiée pour donner au pôle une dimension transfrontalière avec la Suisse, où le tourisme de montagne est très présent. Le pôle souhaite aussi développer une activité internationale ayant vocation à transférer notre savoir-faire vers les nouvelles destinations « montagne » émergentes comme la Chine, et placer nos ambassadeurs du tourisme « à la française » à l’étranger.

Les partenaires se sont mis d’accord, pour que ce pôle touristique d’excellence Savoie Mont-Blanc prenne le nom de « Montagne inventive« .

Logo AnnecyFrenchTech

L’e-Tourisme étant l’une des briques importantes de l’innovation pour ce secteur industriel en pleine mutation, j’ai également proposé que les acteurs de ce pôle soient des soutiens et acteurs du dossier « Annecy French Tech », le tourisme étant l’une des quatre filières retenues pour ce dossier de candidature. Tous les acteurs du tourisme sont soumis à la pression de l’innovation dans ce secteur :

  • Les professionnels du tourisme, des sports de plein air et de l’hôtellerie doivent à très court terme adapter leurs processus afin d’intégrer de nouveaux moyens de relations avec leurs clients. Les OTA (agences de voyages en ligne) les incitent à rendre leurs webs plus interactifs, à mettre en œuvre sans délai des moteurs de réservation, des logiciels de channel management et donc des PMS performants. Ceci pas uniquement pour les réservations de chambres, mais aussi pour une multitude de prestations qui se retrouvent progressivement réservables grâce aux packages dynamiques. Mais la montagne inventive c’est aussi le développement des connexions Wifi et 4G voir 5G dans tous les lieux touristiques, c’est aussi de saisir les opportunités de la géolocalisation, de la réalité virtuelle, des nouvelles pratiques du tourisme 2.0 avec une participation de plus en plus active des consom’acteurs.

A moyen terme (3-5 ans), ils devront savoir saisir les opportunités du « big data » notamment en ce qui concerne le « Social media data analysis » pour affiner leurs stratégies marketing, l’Internet des objets, l’évolution des techniques du traitement du langage naturel et probablement de nouvelles applications issues du Web sémantique (aussi appelé Web 3.0).

  • Pour rester compétitifs, les acteurs du tourisme se doivent d’adopter une attitude proactive vis-à-vis du numérique. C’est pourquoi Atout France et Rhône Alpes Tourisme se sont associés pour créer, aux portes de notre agglomération, à Aix-les-Bains (34 km), les Académies du Tourisme Numérique ainsi que les Palmes du tourisme numérique de Atout France.
  • Ces applications sont déjà abordées par de nombreuses petites (trop petites ?) startups, webagencies et SSII présentes sur le territoire. Citons Altimax, Evadili, Hotentic, Vakario, qui tous planchent pour apporter des solutions novatrices aux prestataires touristiques comme aux clients finaux. La création du pôle de la « Montagne inventive » sera probablement un stimulateur puissant pour que d’autres startups voient le jour et que des PME existantes franchissent les frontières pour acquérir une dimension internationale et une structure d’ETI.

Une partie de ce billet de blog est inspirée de la communication de l’Université de Savoie disponible ici

Retrouvez le dossier de présentation de « Montagne inventive » : ici

 [1] http://www.innovation-touristique.com/content/1er-petit-d%C3%A9jeuner-du-tourisme

[2] http://www.innovation-touristique.com/content/s%C3%A9minaire-franco-suisse-des-offices-de-tourisme-ot-%C3%A0-meg%C3%A8ve

Crédit photo : Jean-Claude MORAND

#AnnecyFrenchTech, #Annecy, #IFT, #montagne, #innovation,  #tourisme, #IAE, #package dynamique

Storytelling sera le thème du Tourism Professional Meeting le 5 décembre 2014

Pour son 15ème anniversaire les organisateurs du « Tourism Professional Meeting » ont choisi de donner pour thème le storytelling et l’expérience digitale dans le Tourisme.

Cet événement qui fait partie des MUST du e-Tourisme se déroulera à la HEVs de Sierre le 5 décembre 2014.

 

Une journée qui sera sans aucun doute intéressante et qui vous apportera des idées pour vos prochains projets du numérique touristique.

Pour en savoir plus et vous inscrire c’est sur eTourism monitor

Les OT de Savoie Mont-Blanc préparent la saison estivale 2014

Les acteurs du tourisme Savoie Mont-Blanc préparent la saison estivale pour trouver de nouveaux clients ou faire revenir des habitués. Avec 13 millions de nuitées durant l’été, les directeurs des OT sont confiants à l’aulne des demandes d’information en forte progression.


Les offices du tourisme se preparent pour l’été par tv8montblanc-wizdeo

Annecy dans le top 5 des recherches en 2013 selon Bing

Annecy dans le Top 5 des recherches en 2013Selon une étude de Microsot/Bingtrends, Annecy a fait partie du top 5 des recherche des destinations nationales en 2013 derrière Paris et Marseille. Ma ville devance, Lyon, la Corse ou encore la Provence.

Tour d’horizon des stratégies touristiques innovantes fin 2013

Innovation-touristique_logoLors du séminaire Franco-Suisse des OT à MegèveRoland Schegg – Professeur HES-SO Valais a fait un tour d’horizon de ce qui se fait en reprenant les résultats d’un programme d’incitation à l’innovation en Suisse en matière touristique.

18′ qui seront une source d’inspiration pour de nombreux lecteurs.

Pour en savoir plus http://innovation-touristique.com/content/s%C3%A9minaire-franco-suisse-des-offices-de-tourisme-ot-%C3%A0-meg%C3%A8ve