16.7.07
Première session d'un cours dédié au TRAVEL 2.0
La semaine dernière j’ai eu l’opportunité de tester pour la première fois un module de cours « How to milk Travel 2.0 » dans le cadre de la Summer University organisé par la branche consulting de la prestigieuse Ecole Hôtelière de Lausanne. Ces 2.5 jours de cours, de workshop et de brainstorming ont permis à des consultants, professeurs de marketing et dirigeants hôteliers allemand, espagnol, suisse et tchèques de mieux comprendre comment ils pouvaient, parfois sans investir d’argent, mieux exploiter le potentiel des application RIA, des sites d’évaluations collaboratives, des blogs, de la folksonomie et du géo-marketing. Dommage que les français soient toujours aussi peu nombreux. Pourtant cette prestigieuse école détient un agrément pour la formation continue en France. Les frais de participation des tchèques étaient eux, largement pris en charge par un financement européen. N'est-ce pas aussi une oppoortunité pour les français ??
Les dirigeants de Tripadvisor m’ont fourni un white paper et une présentation qui m’ont bien aidé. Dommage que Google (division Travel) n’ait pas été en mesure de me fournir une aide équivalente, ceci d’autant plus que cette firme est en train de prendre des initiatives très intéressantes dans le domaine de la syndication des évaluations faites par les voyageurs de plusieurs sites d’évaluation des services hôteliers.
Il est probable que cette session soit renouvelée l’an prochain, en attendant, j’aurai aussi le plaisir de partager ces connaissances avec les étudiants de Master en Tourisme de l’Université de Savoie à Chambéry et je reste à disposition des Chambres des métiers ou des groupes hôteliers pour faire découvrir à leurs membres comment ils peuvent mieux exploiter le potentiel du web 2.0 que l’on retrouve sous la dénomination Travel 2.0 pour les métiers du tourisme.
Jean-Claude MORAND
Il est probable que cette session soit renouvelée l’an prochain, en attendant, j’aurai aussi le plaisir de partager ces connaissances avec les étudiants de Master en Tourisme de l’Université de Savoie à Chambéry et je reste à disposition des Chambres des métiers ou des groupes hôteliers pour faire découvrir à leurs membres comment ils peuvent mieux exploiter le potentiel du web 2.0 que l’on retrouve sous la dénomination Travel 2.0 pour les métiers du tourisme.
Jean-Claude MORAND
Libellés : e-tourisme, expedia, semantic web, travel 2.0, tripadvisor, web 2.0
18.6.07
Peut-on encore acheter des actions Google ?
PEUT-ON ENCORE ACHETER DES ACTIONS GOOGLE ?Vendredi soir, un ami investisseur me demandait s’il était encore opportun d’acheter des actions Google celle-ci ayant maintenant dépassée les 500 $ (505.89 $ le 15/6/07) soit une augmentation de 49.23 % par rapport à son court du 16/03/06 (338.77 $). Sa question étant de savoir si le géant du web avait les moyens de poursuivre sa croissance. Je crois pouvoir affirmer que oui ! Pour plusieurs raisons : La jeunesse du marché et de l’entreprise, le style de management et sa capacité financière à acquérir des nouveaux concepts.
La start-up crée il n’y a même pas 10 ans (1998) est certes devenu un colosse de la recherche sur le web, mais garde un potentiel énorme en matière de régie publicitaire. Ce n’est pas les tests d’eBAY, voire le retrait de quelques grands annonceurs qui peuvent mettre en danger la progression des ventes de Google. La vision des dirigeants suit les tendances d’un marché dont le potentiel technologique est loin d’être compris par la masse des consommateurs. En un peu plus clair, cela veut dire que les geeks, que vous êtes probablement si lisez ce billet sur mon blog, détiennent une connaissance des technologies du web dont l’adoption reste encore à faire au sein des entreprises. Le fossé numérique semble se creuser plus que de se restreindre au fil des années. Depuis que Tim Berners Lee a quitté les rives du lac Léman, les concepts du web sémantique sont eux cloîtrés dans les laboratoires de recherche. La lente évolution des techniques d’indexation en particulier celles du bookmarking comme ceux mis en œuvre par des systèmes, comme del.icio.us ou encore plus simplement les tags des billets de blogs tels que le fait Blogger, permet d’envisager des développements innovateurs. Certains de ceux-ci sont évoqués dans la prospective (vidéo/Flash) « EPIC 2015 » de Robin SLOAN et Matt Thomson.
Le style de management de Google
Sur le plan quantitatif, Google a consacré 11.59 % de son revenu de 2006 à la R&D soit 1,2 milliard de $. Un budget de recherche qui doit permettre de trouver de nouvelles idées ! De plus, chaque ingénieur est invité à consacrer 20 % de son temps pour innover. Les idées ainsi collectées sont revues par la hiérarchie et éventuellement discutées dans l’une des grandes sessions de brainstorming organisées chaque année. Enfin GOOGLE, se comporte également comme une société de venture capital, n’hésitant pas à acheter des nouvelles idées. Nous le verrons au point suivant. Mais, ce qui me semble le plus prometteur pour cette entreprise est son style de gestion directement inspiré des méthodes suggérées par Jim Collins dans son livre « Good to Great » sous le paradigme de management « Level 5 ». La gestion des ressources humaines apporte un soin particulier à recruter les bonnes personnes et semble les mettre en situation de pouvoir s’exprimer pleinement. C’est pour moi, un gage de réussite à long terme.
Le style de management de Google
Sur le plan quantitatif, Google a consacré 11.59 % de son revenu de 2006 à la R&D soit 1,2 milliard de $. Un budget de recherche qui doit permettre de trouver de nouvelles idées ! De plus, chaque ingénieur est invité à consacrer 20 % de son temps pour innover. Les idées ainsi collectées sont revues par la hiérarchie et éventuellement discutées dans l’une des grandes sessions de brainstorming organisées chaque année. Enfin GOOGLE, se comporte également comme une société de venture capital, n’hésitant pas à acheter des nouvelles idées. Nous le verrons au point suivant. Mais, ce qui me semble le plus prometteur pour cette entreprise est son style de gestion directement inspiré des méthodes suggérées par Jim Collins dans son livre « Good to Great » sous le paradigme de management « Level 5 ». La gestion des ressources humaines apporte un soin particulier à recruter les bonnes personnes et semble les mettre en situation de pouvoir s’exprimer pleinement. C’est pour moi, un gage de réussite à long terme.
La capacité financière de Google à acquérir des nouveaux concepts
505 $ c’est beaucoup pour une seule action et les PER de 37.84 est légèrement supérieur à la moyenne de l’industrie (34), mais avec un EBITDA de 4.694 milliards de $ en 2006, ils ont de la marge. Certains analystes se sont posés des questions lors du rachat de youtube.com pour 1.65 milliard de $ en octobre 2006. Grosso-modo cela représente un trimestre d’EBITDA (1.426 milliard de $ en Q1/07). Autant dire que si j’étais actionnaire je considérerais cette acquisition comme un investissement qui va dans le sens de la stratégie visant à transformer le géant du moteur de recherche en la première régie publicitaire mondiale. En ajoutant des vidéos aux résultats des recherches, Google me fournit des informations qui n’ont jamais été aussi pertinentes. En prenant en compte aussi bien les descriptions sémantiques de ces vidéos et en les comparant à mon profil de recherche ils sont en mesure d’améliorer ma performance en sélectionnant pour moi les informations qui s’avèrent de plus en plus souvent être au cœur de mes centres d’intérêt.
Pour toutes ces raisons, je crois que même à plus de 500 $ l’action de Google demeure un bon investissement pour le long terme (10 ans) mais mes conseils ne sauraient engager que ceux qui les suivent.
505 $ c’est beaucoup pour une seule action et les PER de 37.84 est légèrement supérieur à la moyenne de l’industrie (34), mais avec un EBITDA de 4.694 milliards de $ en 2006, ils ont de la marge. Certains analystes se sont posés des questions lors du rachat de youtube.com pour 1.65 milliard de $ en octobre 2006. Grosso-modo cela représente un trimestre d’EBITDA (1.426 milliard de $ en Q1/07). Autant dire que si j’étais actionnaire je considérerais cette acquisition comme un investissement qui va dans le sens de la stratégie visant à transformer le géant du moteur de recherche en la première régie publicitaire mondiale. En ajoutant des vidéos aux résultats des recherches, Google me fournit des informations qui n’ont jamais été aussi pertinentes. En prenant en compte aussi bien les descriptions sémantiques de ces vidéos et en les comparant à mon profil de recherche ils sont en mesure d’améliorer ma performance en sélectionnant pour moi les informations qui s’avèrent de plus en plus souvent être au cœur de mes centres d’intérêt.
Pour toutes ces raisons, je crois que même à plus de 500 $ l’action de Google demeure un bon investissement pour le long terme (10 ans) mais mes conseils ne sauraient engager que ceux qui les suivent.
Jean-Claude MORAND - www.cyberstrat.net 17.06.07
Libellés : actions, blogger, eBay, google, jim collins, Matt Thompson, semantic web, web sémantique, youtube
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