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Septembre 2001 - Ce texte a été écrit par Bernard-Yves SAINT-PAUL
dans de cadre d'une contribution de recherche de l'École supérieur de
commerce de Toulouse.

Vous trouverez ci-dessous le développement des points suivants :

Le e-commerce BtoB se
subdivise en deux sous segments : les produits stratégiques et les biens
et services non stratégiques :
·
Le commerce électronique
Business to Business non stratégique fait référence à l'achat d'un
bien fini ou d'un service par une organisation. A titre d'exemple, les
biens peuvent être des équipements de bureau (PC, fournitures de bureau,
…). Les services peuvent être des services de transport, des services
d'information, des assurances … ;
·
Le commerce électronique
Business to Business stratégique regroupe les produits qui entrent
directement dans le processus de production de l'entreprise tels que les
matières premières, les composants, les biens intermédiaires ainsi que
les biens finis qui sont distribués et revendus (avec ou sans création
de valeur ajoutée).
Le cabinet de
conseil américain McKinsey, dans son rapport « McKinsey Quaterly, 2001
number 2 » qui traite des stratégies Internet, a identifié cinq modèles
de places de marché électroniques.
1.
Les créateurs de liquidité
Particulièrement
bien adaptés aux achats d’intrants de production ou de matières premières,
les « créateurs de liquidité » -20% des places de marché existantes-
jouent sur le volume de transactions pour augmenter la transparence des
prix et mettre en relation des acheteurs et des vendeurs qui n’ont pas
l’occasion de se rencontrer, en raison de la faible taille et de la
dispersion de leur marché.
Exemple
sur le marché français :
·
Eu-supply
(BTP),
·
Specialchem
(Produits chimiques).
2.
Les consolidateurs d’offres
Spécialisés
sur certains produits souvent compliqués bien que cataloguables
(pacemakers, instruments de mesure médicaux, etc.), les consolidateurs
d’offres sont des annuaires professionnels spécialisés permettant aux
acheteurs d’économiser sur leurs coûts de recherche et de
qualification des fournisseurs. Selon McKinsey, 15% des places de marché
actuelles seraient des « consolidateurs d’offres ».
Exemple
sur le marché français :
·
Eumedix
(Santé),
·
BFinance
(Produits financiers).
3.
Les gestionnaires de projets
Véritables
plates-formes de collaboration sur un secteur d’activité donné, les «
gestionnaires de projets » sont des places de marché spécialisées dans
le service aux entreprises : accès à des outils de gestion de
projet, de collaboration entre entreprises, de recherche de prestataires,
etc. Leur valeur est liée à leur capacité à accélérer les phases de
design et de développement de produits et à réduire le délais nécessaire
à leur mise sur le marché. Elles représentent 25% des solutions BtoB
existantes.
Exemple
sur le marché français :
·
Constructeo
(BTP),
·
eTexx
(Textile).
4.
Les facilitateurs de transactions
Modèle
« traditionnel » et majoritaire (30% des places de marché actuelles),
les facilitateurs de transactions se concentrent sur la phase de
transaction entre les clients et les fournisseurs, en traitant les aspects
financiers (devis, facturation, paiement) et contractuels (cadre de la
transaction, résolution des conflits) afin de soulager les interlocuteurs
de ces opérations coûteuses en temps et en ressources. Ces facilitateurs
de transactions se retrouvent essentiellement sur le secteur des biens
hors production : fournitures de bureaux, services MRO, etc.
Permettent aux entreprises de limiter les approvisionnements « sauvages
» (hors contrats-cadres) et à mieux négocier les prix de leurs
fournitures.
Exemple
sur le marché français :
·
Answork,
·
Hubwoo.com
(MRO).
5.
Les agrégateurs
Cinquième
et dernier modèle, les agrégateurs sont eux aussi particulièrement bien
adaptés aux échanges de biens et services hors production. Ils visent à
regrouper les ordres d’achats de différentes entreprises afin de leur
permettre d’obtenir de meilleurs prix auprès des fournisseurs. Ces plates-formes
d’achats groupés représentent selon McKinsey 10% des
places de marché en ligne aujourd’hui.
Exemple
sur le marché français :
·
KeyMRO (MRO).
Cette typologie
laisse de côté un des modèles de places de marché les plus populaires
:
6.
Les consortiums
industriels.
A
mi-chemin entre les consolidateurs d’offres, les gestionnaires de
projets et les facilitateurs de transactions, ces consortiums (CPGMarket,
Covisint,
GlobalNetXchange,
etc.) veulent couvrir le processus d’achats depuis la recherche des
produits en catalogue jusqu’à la transaction finale, en passant par la
collaboration. De part la largeur de leur couverture fonctionnelle, ils préfigurent
peut-être les places de marché du futur qui, selon McKinsey, seront un
mix des différents modèles présentés ci-dessus.
Le
commerce électronique en France a été porté en 2000 par la dynamique
sur le segment du Business to Business qui a généré 86,5% de l'ensemble
des échanges Internet, soit un chiffre d'affaires de 40 milliards de
francs en 2000. Ainsi, les dépenses en ligne générées par les
entreprises connectées à Internet ont représenté 0,54% du total des dépenses
de consommations intermédiaires des entreprises en 2000, contre 0,16% en
1999. Mais la croissance reste linéaire.
Cette dynamique forte en faveur des échanges marchands inter-entreprises
devrait se confirmer au cours des cinq prochaines années : le taux de
croissance annuel moyen (TCAM) atteindra, 103% entre 2000 et 2005 pour le
BtoB, et 88% pour les échanges BtoC. Les échanges marchands BtoB représenteront
alors environ 16% des dépenses des entreprises en consommations intermédiaires
à l'horizon 2005. D'ici cinq ans, le segment des échanges
inter-entreprises devrait représenter 90,4% du chiffre d'affaires total généré
en ligne. (source IDC 01/01 )
Nature
des échanges :
·
43% sont des achats de
fonctionnement (fourniture de bureau, matériel informatique,
papeterie…)
·
25% sont des achats de
distribution (par les distributeurs en vue d'une revente)
·
30% sont des achats de
production (matières premières, produits semi-finis…)
·
2% sont des achats
individuels (effectués à titre personnel mais à vocation
professionnelle (informations, commandes d'études…)
Chiffre d'affaires de l’e-commerce BtoB et BtoC en France, en milliards
de francs, 1998 – 2001 source IDC 01/01
|
|
|
Le
marché du BtoB aux États-Unis
|
Année
|
Montant
(en
milliards de dollars)
|
Source
|
|
1998
|
43
|
Forrester
|
|
1998
|
92
|
BCG
|
|
1999
|
109*
|
Forrester
|
|
1999
|
114
|
Goldman Sachs
|
|
2000
|
336
|
Jupiter
|
|
2000
|
1
200
|
BCG
|
|
2003
|
1
330**
|
Forrester
|
|
2004
|
4
800***
|
BCG
|
|
2005
|
6
300
|
Jupiter
|
et
22 milliards de dollars pour les services
** et 220 milliards de dollars pour les services
*** soit 40% de l'ensemble des achats BtoB
Selon une étude menée par le BCG, les ventes BtoB aux États-Unis ont
été évaluées au total en 1998 à 671 milliards de dollars dont
92 milliards de dollars réalisés en ligne.
579 milliards de dollars ont été effectués par le biais de l'EDI.
Top des secteurs BtoB US en 2000 et 2005 (Source : Jupiter)
|
Secteurs
|
Chiffre
d'affaires en 2000
(en milliard de dollars)
|
Chiffre
d'affaires en 2005
(en milliard de dollars)
|
|
Ordinateurs/Télecommunications
|
90
|
1
028
|
|
Agro-alimentaire
|
35
|
863
|
|
Moteurs
de véhicules, Pièces détachées
|
21
|
660
|
|
Equipement
industriel
|
20
|
556
|
|
Construction
|
19
|
528
|
|
Autres
secteurs
|
151
|
2
665
|
|
Total
|
336
|
6
300
|
Les
places de marché BtoB
Le chiffre d'affaires
des places de marché aux Etats-Unis était d’environ 500 millions de
dollars en 1999. Il s'est accru de 183 millions de dollars en un an.
|
Place
de marché
|
Chiffre
d'affaires en 1999
(en
millions de dollars)
|
Part
de marché en 1999
|
% 1998/99
|
|
Ingram Micro
|
131,2
|
26,4%
|
+
145,2
|
|
Tech Data
|
60,6
|
12,2%
|
+
236
|
|
Arrow Electronics
|
59,1
|
11,9%
|
+
130
|
|
Avnet
|
37,7
|
7,6%
|
+
117,9
|
|
Grainger
|
37,4
|
7,6%
|
+
633
|
|
VerticalNet
|
19,7
|
4,0%
|
+
556,7
|
|
FreeMarkets
|
15,7
|
3,2%
|
+
166,1
|
|
Altra
Energy Technologies
|
15,0
|
3%
|
+
66,7
|
|
Autres
|
121,2
|
24,1%
|
+
164
|
|
Total
|
497,6
|
100%
|
+
171
|
Source
: Gartner Group - août 2000
Le commerce électronique BtoB dans le monde
|
Année
|
Chiffre
d'affaires
(en
milliards de dollars)
|
Part dans le
e-commerce total
|
|
2000
|
185
|
79,2%
|
|
2001
|
336,2
|
82,5%
|
|
2002
|
684,3
|
85%
|
|
2003
|
1.260
|
87%
|
Source
: eMarketer - 08/2000
Selon
eMarketer, la part la plus importante des transactions sera réalisée aux
Etats-Unis jusqu'en 2003.
En
2003, la répartition des transactions BtoB devrait se faire ainsi :^
Ø
Etats-Unis
: 747 milliards de dollars,
Ø
Europe
: 365,6 milliards de dollars,
Ø
Asie : 76,6 milliards de dollars.
Quelques
mots sur ces chiffres
Une part très importante des transactions est due à la
mondialisation des échanges, et à la sous-traitance d’une grande
partie de la production de matières premières (ex NIKE : 85 % des
articles). Ce qui était compté en production interne, apparaît
à présent comme un achat de fourniture comptabilisé dans les chiffres
ci-dessus.
Les
analystes restent discrets sur le mode de calcul, trois possibilités :
- le CA total des
transactions sur la place de marché
- le CA de marge de la
place de marché
- le total des points
n° 1 et 2
2.
Problématique
de la confidentialité
Dans une enquête
de Forrester Research révèle, que les chefs d'entreprises européens
utilisent aujourd'hui les plates-formes BtoB pour leurs
transactions, sont plutôt méfiants. Les personnes interrogées ne
montrent que peu de confiance dans le commerce électronique BtoB. Les
personnes sondées ont fait part de leurs doutes concernant
l'environnement juridique des opérations commerciales sur le Net. Pour 53%
des entreprises européennes, la préoccupation principale reste la sécurité
des transactions et ensuite l'utilisation abusive des informations
commerciales ainsi que la protection des données (pour environ 48%
des entreprises interrogées).
Le
droit de la concurrence et les places de marché
Alors que les règles
de concurrence se veulent normalement neutres pour les questions relatives
aux transactions, la création de places de marché globales présente
pourtant certains risques de collusions illicites entre acheteurs ou
vendeurs rivaux. La question d'un contrôle spécifique se pose donc aux
autorités en charge de la concurrence afin d'éviter le développement
d'ententes tarifaires illicites.
En apparence, le
principe de libre-concurrence semble donc parfaitement respecté par ces
nouvelles structures. En effet, dans ces systèmes, l'offre et la demande
sont confrontées en temps réel sur une base géographique pouvant être
considérée comme globale. Cependant, plusieurs experts estiment
aujourd'hui que ces places de marché sont susceptibles de créer des
oligopoles inversés qui auraient pour conséquence de créer une
disproportion importante entre un nombre d'acheteurs extrêmement concentrés
et un réservoir quasi-illimité de fournisseurs.
Ces nouveaux
rapports de force pourraient conduire à créer un risque accru de dépendance
économique pour certains fournisseurs et constituer une entrave à la
participation effective des PME à ces structures, compte tenu notamment
d'un investissement financier et technique que représente le ticket
d'entrée à ces plate-formes. Alors que les règles de concurrence ont été
essentiellement conçues pour empêcher la constitution de monopoles de la
part des vendeurs, celles-ci devront à l'avenir démontrer leur capacité
à s'adapter à de nouveaux défis tels que ceux des places de marchés électroniques
où ce seront cette fois les acheteurs qui pourront être en mesure de
mettre en place de telles pratiques anti-concurrentielles.
Les autorités en
charge de la concurrence, tant aux États-Unis qu'en Europe, ont déjà
entamé une série de consultations visant à déterminer l'impact de ces
structures communes d'achat sur la concurrence.
Les
autorités européennes de la concurrence face aux places de marché
En Europe, la
Direction Générale de la Concurrence de la Commission européenne suit
très près les derniers développements des places de marché.
Exemple :
Le cas de MyAircraft.com, plate-forme d'échanges commerciaux entre
professionnels du secteur aéronautique.
La Commission européenne
a adopté une position d'ouverture en autorisant la création de cette
société commune. Du point de vue juridique, il s'agissait d'un accord de
type horizontal (conclu entre entreprises concurrentes agissant au même
stade du cycle de production et de distribution) susceptible de
restreindre la concurrence dans le marché intérieur. La Commission européenne
a pris sa décision en se fondant sur les dispositions relatives aux
concentrations (règlement du Conseil 4064/89), plutôt que sur celles
relatives aux ententes (art 81 du Traité CEE). Ce choix n'est pas neutre
du point de vue juridique et constitue un précieux indicateur pour les
entreprises qui notifieront à l'avenir leur projet de place de marché électronique
à la Commission.
Le régime juridique du contrôle des concentrations assure une plus
grande sécurité juridique pour les entreprises et cela d'un double point
de vue:
 |
délais de
notification plus courts, |
 |
plus grande
souplesse dans l'application alternative du droit national ou du droit
européen en fonction des seuils de chiffre d'affaires. |
La commission européenne
a estimé que la création de la société commune n'était pas de nature
à affecter la concurrence car d'autres circuits commerciaux continueront
d'exister dans le secteur de l'industrie aéronautique. Elle semble donc
considérer que les atteintes éventuelles au droit de la concurrence dépendront
du degré de mise en commun des capacités techniques ou encore de
savoir-faire en matière d'achat.
Malgré cette décision,
tout risque est loin d'être écarté en ce qui concerne la compatibilité
des places de marché électroniques avec les règles communautaires et
nationales de concurrence. En effet, les difficultés financières
rencontrées par celles-ci et le mouvement de consolidation qui se met en
place dans ce domaine accentue sensiblement :
 |
les
constitutions d'abus de position dominante collective
(oligopole), |
 |
les
ententes illicites. |
Plusieurs aspects
sont actuellement à l'étude par les services de la Commission européenne.
Ils concernent plus spécifiquement:
 |
les
conditions d'accès aux places de marché électroniques (accès
ouvert, accès restreint après agrément préalable) |
 |
la
disponibilité et la confidentialité de l'information échangée par
les participants, |
 |
les
régimes des clauses d'exclusivité. |
A l'heure actuelle,
ces vérifications par les autorités nationales et communautaires de la
concurrence sont rendues plus délicates par la nature entièrement électronique
de ces nouvelles organisations de marché.
Plate-forme créée
en février 2000 par General Motors, Ford Motors et Daimler Chrysler
rejoint rapidement par le groupe Renault-Nissan, Covisint permet à ses
membres d'organiser des appels d'offres et des ventes aux enchères de pièces
détachées en mettant en relation fournisseurs et constructeurs.
Entretien du
07/05/01 Mr Meriau responsable stratégie e-business Renault
Comment peut on
se réunir sur une même place de marché et préserver la confidentialité
des informations échangées ?
C’est complexe
et simple à la fois, c’est à dire que nous sommes actionnaires d’une
place de marché qui s’appelle COVISINT mais en même temps, cette place
de marché est une société de service qui est complètement indépendante.
Il y a une vrai
problématique de confidentialité car
on gère les prix des fournisseurs par système d’enchères
inversées. Il est vital pour tout le monde que la confidentialité des
prix des uns et des autres soit assurée et qu’il n’y ait pas de
trouble potentiel.
Les règles de
conduites doivent être très strictes chez COVISINT, chaque constructeur
ne peut avoir accès qu’à ses données.
Dés que l’ont
fait appel à des prestataires de services externes, on se pose la même
question que ce soit dans les services informatiques ou autres, le problème
est identique.
Il n’y a pas
agrégation des volumes d’achat, la Federal trade Commission
l’interdit pour éviter
un monopole, les puissances d’achat étant trop importantes. Les Américains
sont bien plus en avance dans le domaine de la protection des données,
ils accordent la possibilité d’utiliser de nouveaux outils mais en préservant
la compétitivité entre les acteurs.
Entretien du
14/05/01 avec Mr Bouteloup responsable sécurité de COVISINT
Quelle confiance
puis-je avoir dans le système en sachant que mes données vont être hébergées
à côté des données de mon concurrent direct ?
Notre réponse est que d’un côté physique, il est clair que les
données sont hébergées dans un même centre mais d’un point de vue
logique, il y a une séparation complète. C’est à dire qu’un
fournisseur A ne peut accéder aux données d’un fournisseur B.
Par ailleurs, des clauses de confidentialité internes régissent les
actions des équipes COVISINT, ce qui fait qu’un employé de COVISINT ne
peut accéder qu’à des données pour lesquelles ces droits d’accès
ont été définis. C’est à dire qu’une équipe ne travaillera que
sur les données RENAULT, une autre sur FORD de façon à vraiment
rassurer nos clients. Même en interne, il n’est pas possible de connaître
les données de deux constructeurs différents. Par ailleurs nous
proposons aux constructeurs et aux fournisseurs des modules de
cryptographie ou de chiffrement qui permettent, s’ils le désirent, de
chiffrer les données sur notre plate-forme. Nous ne sommes par à même
d’exploiter les données, nous devenons une simple plate-forme d’hébergement.
Comment est défini
l’ordre de présentation des fournisseurs ?
Il n’y a pas
d’ordres prioritaires dans la présentation des fournisseurs, cela est dû
notamment à la Federal trade commission US qui ne permet pas de privilégier
un fournisseur ou un constructeur automobile. Lors d’une recherche,
l’ordre d’apparition des fournisseurs se fait sur plusieurs critères
comme l’ordre alphabétique ou bien une région de provenance.
Concernant la réglementation
du commerce BtoB électronique, il y a peu de textes qui réglementent le
processus d’achat via le réseau. Par exemple les enchères réelles
aujourd’hui sont régies dans les différents pays du globe, ce n’est
pas forcément le cas des enchères sur Internet.
Des conditions contenues dans un cahier des charges, sont signées entre
le fournisseur et le constructeur. Ces conditions sont régies par la loi
du Michigan puisque COVISINT est hébergé au Michigan. Les lois européennes
vont au-delà de celles du Michigan et dans le cas d’échanges européens
c’est la loi de la C.E.E qui entre en vigueur.
Le contrat type établi entre COVISINT et l’ensemble des acteurs, définit
les termes de confidentialité et de garantie en cas de perte de données.
La
confidentialité est donc un élément déterminant de la confiance que
les intervenants ont dans le système. Cette confiance doit être garantie
non seulement sur le plan technique, mais aussi donner aux deux parties la
certitude que les clauses contractuelles sur les prix et les délais
seront respectés.
La problématique
de confidentialité relève de deux points :
·
D’une part, la
confidentialité des informations traitées par les places de marchés
(informations des concurrents etc...). C'est un aspect essentiel ou là,
Internet n'a rien à voir. On est dans l'univers de l'achat classique, les
contrats et clauses de confidentialité existent. Les règles de
fonctionnement internes et le code déontologique régissent le
fonctionnement de la place. Le risque lié au facteur humain en interne
est très élevé, le personnel doit se plier à des règles très
strictes pour parvenir à un niveau de crédibilité suffisant.
·
D’autre part, la
confidentialité lors du transfert des informations par le réseau
Internet, les outils technologiques créés à ce jour permettent,
moyennant un investissement lourd de mettre en œuvre
toute une batterie de techniques plus innovantes les unes que les
autres pour réduire les risques d’intrusions externes mais également
internes.
Les domaines relevant de la déontologie
Réunir sur la
même place de marché plusieurs concurrents nécessite une
logistique spécifique interne.
Des espaces clos et étanches aux intrusions, sont réservés aux différents
acteurs d’une place de marchés afin de leur garantir la confidentialité
des informations sensibles, tant à l’extérieur de la place de marchés
qu’en son sein. Ce type de place de marchés, pour garantir la mise en
œuvre des procédures techniques de confidentialité et le respect de ces
pratiques, aura tout intérêt à faire appel à un auditeur externe qui
sera apte à procurer à ses adhérents la confiance et les garanties nécessaires
à leurs échanges commerciaux. Toutefois, la majeure partie des place de
marchés met en avant une auto-labellisation.
Le maître de place
s’engage à respecter certains critères destinés à assurer un
meilleur niveau de confiance concernant :
 |
la
protection de la vie privée et des données personnelles |
 |
l’information
sur les produits et les services proposés | |