7.5.2000 - Dans la série des articles dédiés
à la mise en oeuvre d'une stratégie
e-Business nous essayons de vous apporter quelques éléments
de réflexion qui vous être utiles tant en qualité de conseils ou de
dirigeant de PME.
Votre entreprise vit-elle en autarcie ?
Votre
entreprise n'est sans aucun doute pas une île isolée vivant en
autarcie au milieu d'un monde se targuant d'un globalisation croissante.
Ceci implique donc que vous échangiez de plus de plus d'information avec
vos partenaires et de plus en plus souvent. En prenant ces
affirmations comme hypothèses de travail, votre challenge devient donc non
seulement de transmettre une information de qualité mais aussi de
rechercher une optimisation des échanges.
1.1
Les implications des modèles de gestion BtoB
Le modèle
de Shannon
En
1949 Shannon a défini un modèle de gestion de l'information
simple. Ce modèle reste l'un des fondement des relations B to B
aujourd'hui. Rien de très compliqué en effet. Un émetteur (E) codifie
(C) de l'information selon les règles que nous aborderons plus loin et
transmet cette information via l'Internet (TCP/IP) à un destinataire (R)
qui prendra soin de décoder (D) l'information avant de la traiter.

Vous
aurez compris que ce modèle s'applique aussi bien à des interactions
entre les hommes, qu'au moyen d'un navigateur ou entre deux applications
qui auront été programmées pour échanger des messages selon des normes
pré-définies.
1.2
Le potentiel estimé du marché B to B
Selon
une étude du Boston Consulting Group (BCG) de décembre 1999, 25% des
achats entre entreprises seront effectués aux moyens de transactions électroniques
en 2003. Ceci permet d'anticiper une croissance annuelle de
33% des volumes de transactions en ligne aux États-Unis. Ce
volume de transactions est plus important qu'il ne l'avait été
initialement anticipé car les experts tiennent maintenant compte des
volumes actuellement traités par l'EDI (Electronic Data Interchange). Le
montant cumulé des transactions devrait atteindre pour le seul marché
américain 2800 Milliards de Dollars en 2003. Les projections de ce cabinet
de consultants pour le marché européen sont une multiplication par
quatre des
volumes de transactions en 3 ans seulement le pourcentage de transactions
traitées électroniquement devant passer de 3 à 11% alors qu'aux USA le
taux seraient de 24%.
Notre point de vue est un peu plus optimiste
car nous estimons que les entreprises européennes ne pouvaient difficilement, compte tenu
de leur plus petite taille, s'offrir les services des experts nécessaires
à la mise en oeuvre de solutions EDI ; ce qui effectivement donne une base
de départ beaucoup plus faible. En revanche, l'adoption de standards de
communication moins complexes à utiliser et la normalisation des
processus permettrons aux PME les plus dynamiques de les adopter sans avoir à supporter les coûts financier des solutions EDI.
Pour peut que quelques incitations gouvernementales viennent stimuler les
ardeurs des entrepreneurs à découvrir les technologies sous-jacentes,
alors les PMEs françaises pourraient également s'approcher du quart des
transactions effectuées en ligne.
1.3
Les EAI
Le
concept d'Entreprise Application Integration (EAI) devient de plus
en plus une réalité avec l'adoption massive des standards de
communication et la normalisation naissante des processus. De nombreuses
sociétés s'intéressent à ce marché prometteur en développant des systèmes
d'échanges entre différentes applications afin qu'elles puissent
partager des informations. Les messages sont souvent générés
automatiquement dans des conditions prédéfinies ou selon des processus
agréés entre les utilisateurs.
Pour
illustrer ce concept, imaginons que vous attendiez des marchandises pour
le premier du mois. Le système de gestion de la production de votre
fournisseur pourra envoyer une alerte automatique à votre propre système
d'approvisionnement en cas de retard prévu dans la livraison et donc vous
permettre de re-planifier votre production en conséquence.
La normalisation des échanges BtoB
TCP/IP
est maintenant une norme de communication technique largement adoptée
dans le Monde. Nous ne nous étendrons pas plus longtemps sur la
formidable perçé de l'Internet.
EDI
détient en Europe une audience importante, mais reste confiné aux
relations point à point. Reconnaissons que les entreprises utilisant ce
système peuvent dans un premier temps mettre en oeuvre des solutions EDI
sur IP afin de migrer progressivement leur solutions vers les normes
Internet et surtout épargner les coûts élevés des réseaux privés à
valeur ajoutée (VAN).
L'un
des principaux avantage du Hypertexte Transport Protocol (HTTP) est de
savoir dissocier (partiellement) la présentation des données de leur contenu. Ce
protocole permet de pouvoir dialoguer avec des systèmes, serveurs et
navigateurs hétérogènes.
L'eXtensible
Markup Language (XML) permet d'ajouter des balises (ou
metatags) propriétaires à
celles normalisées par le langage HTML. Ces balises permettent donc
d'identifier des éléments et de leur associer une valeur. La grande
nouveauté tient au fait que de nombreux ERP et systèmes de bases de données
tel que qu'Oracle 8i ont des interfaces permettant des consultations et
mises à jour directes depuis un message formaté en XML.
Vous
comprendrez donc tout l'intérêt pour une industrie de définir le
vocabulaire devant être utilisé par les partenaires de la chaîne de
production souhaitant travailler ensemble. Si je vous demande le poids de
vos produits, vous devez savoir me répondre dans une unité de compte définie.
S'agit-il d'une palette, d'un colis de 10 ou de 20, de Kg ou de Pounds ?
Quel sera le format de votre réponse ? Autant de termes qu'il convient de
définir pour qu'une bonne communication puisse être établie.
Distinction
entre données et présentation
XML
présente également l'avantage de discossier le contenu du message de sa
présentation au client. Par client nous entendons ici le moyen par lequel
le destinataire de l'information utilisera pour la consulter ou
l'utiliser. Il peut s'agir de :
Toutes
ces formes de présentations sont gérés par un langage appelé XSL
(eXtensible Stylesheet Language) qui assure la traduction et la présentation
d'un même groupe de données en fonction du client final.
Admettons
donc que nous ayons défini dans le cadre d'un consortium le vocabulaire
et la syntaxe des nos échanges d'information. Il reste encore à connaître
les conditions de la transmission de ces informations. Allons-nous
encrypter ces données ? Si oui avec quel algorithme ?
Comment
allons-nous nous assurer que les informations n'ont pas été altérées
ou détournées durant leur transport ? Allons-nous mettre en oeuvre un
système de signature électronique (X509) ?
Si
nous utilisons la fonction "broadcast" c'est à dire l'envoi
simultané à de multiple destinataires, comment allons-nous identifier
ceux-ci ? Quels seront les délais maximum pour les temps de réponse ?
Comment traiter les erreurs de transmission ?
Voilà
autant de points qui doivent être débattus entre les partenaires pour une
intégration harmonieuses des processus. Inutile d'élaborer avec un long
discours pour souligner la complexité des situations et le niveau
d'expertise requis afin de pouvoir être admis dans le cercle restreint
des entreprises efficientes... Mais surtout ne pensez pas que ces vertus
soient exclusivement la propriété des grandes entreprises !
Les consortium actuels
Le
consortium RosettaNet a été créé par des distributeurs de
l'industrie high tech. Il regroupe au début de l'année 2000, plus de 200 sociétés. Vingt
six processus ont été identifiés et modélisés pour gérer aussi bien
les résultats d'une campagne de marketing permettant d'échanger les
coordonnées des prospects entre un fournisseur et ses distributeurs que
la transmission des données à une société de transport pour faciliter
la gestion des colis en transit et les opérations de déclaration en
douane.
La
point fort de RosettaNeT est d'avoir défini une structure d'échange des
information entre partenaires (RNIF - Rosettanet Implementation Framework)
mais surtout d'avoir su élaborer un processus de définition et
d'approbation des PIP (Partner Interface Processes) qui a permis d'obtenir
un consensus rapide des entreprises impliquées.
RosetNet est sans doute
un des consortium les plus actif, présentant les standards les plus évolués
du marché même si ceux-ci restent perfectibles.
De
nombreux autres groupes de normalisation apportent leur soutien a RosetNet.
3.2
cXML
A
l'initiative d'Ariba, plusieurs sociétés ont développé ce protocole
Commerce XML (cXML). Le cur de ce protocole est un dictionnaire (DTD) précisant
la nature des informations devant être échangées pour des catalogues,
des commandes. Il ont également publié un standard pour définir les
processus d'achats.
Microsoft
ne pouvait rester en marge des grandes manuvre de standardisation. En
premier lieu, ils ont généralisé l'usage d'XML dans les applications
Office 2000 permettant ainsi des échanges plus aisés entre les différentes
application. La firme de Seatle essaye également de promouvoir le
standard Biztalk vers d'autres industrie mais ne semble pas être très active en l'état actuel des choses.
L'Open
Travel Alliance regroupe aux USA les principaux acteurs de l'industrie du
voyage. L'intention des initiateurs est d'offrir aux agences de voyage la
possibilité de communiquer directement avec les fournisseurs de
l'information.
3.5
XML-EDI Group
La
combinaison des deux technologies et surtout la capitalisation des expériences
EDI devrait permettre à ce groupe de produire des standards utilisables
par des applications et des processus manuels.
Ce
projet conjoint entre un département des Nations Unies, OASIS
(Organization for the Advancement of Structured Information Standards)
doit déboucher sur standard à fort potentiel. Il n'est pas exclu que
d'autres consortium dont RosettaNet se rallient à ce standard à terme.
N'oublions
pas également de nombreuses initiatives sectorielles de moindre envergure
tel que celle du Sicogif, Aire informatique et Imprimerie on line
(www.imprimerie-online.com) qui ont développé un langage (Printing
Industry Markup Langage) facilitant les relations des partenaires de la
chaîne graphique. En utilisant cette norme, les demandes de devis
pourront être directement exploitables par un logiciel de devisage sans
avoir à re-saisir le contenu du dossier.
La compétitivité de votre entreprise passe t'elle par une
meilleure intégration avec vos partenaires existants et potentiels
Un
groupe d'ingénieurs électroniciens travaillent à l'élaboration d'une
nouvelle horloge électronique design permettant d'afficher des messages
à une heure et date donnée. Pour stocker et animer les diodes de leur
objet ils recherchent un composant électronique présentant des caractéristiques
techniques de fréquence, de capacité de stockage définies. Ils lancent,
directement depuis leur logiciel de conception assistée par ordinateur une recherche en utilisant le dictionnaire et les élément du
protocole d'interrogation définis par le consortium leader dans cette
industrie (www.si2.org/ecix). L'agent
intelligent incorporé dans le logiciel ira faire son marché sur les
sites "visibles" afin de ramener dans une fenêtre du logiciel
les résultats techniques de sa recherche pour une première sélection. Une seconde étape sera matérialisée par
le téléchargement de fichiers de vérification, de test ou de symboles
pouvant être directement incorporés dans le projet.
Pour
que votre entreprise puisse être considérée par l'agent de recherche
(shopping bot) il est absolument nécessaire que vos données soient
structurées en conséquence et que votre serveur puisse comprendre un éventuel
message d'interrogation. En plus, il est nécessaire que vous
soyez référencé auprès des logiciels comportant les agents de
recherche. Ceci suppose donc que vous soyez en mesure de créer un nouveau
type de canal de vente indirect et que comme tout réseau de vente vous
songiez à stimuler ces agents afin qu'ils soient incités à venir plus
souvent faire leur shopping électronique chez vous.
En
résumé nous considérons qu'il est important que :