Une étude de Cornell démontre à nouveau l’importance de répondre aux avis des consommateurs

15/06/2016 – Les avis des clients sont devenus un aspect essentiel du processus de recherche voyage, comme en témoigne le succès de TripAdvisor qui accueille mensuellement plus 350 millions visiteurs[1] uniques. Un des avantages de ces avis publiés en ligne donne la possibilité aux hôteliers de répondre aux questions soulevées par les consommateurs ceci afin d’améliorer leur satisfaction tout en contribuant à améliorer le classement déterminé par les sites de comparaison. Compte tenu de l’importance des commentaires clients, les hôteliers se doivent de trouver des moyens d’améliorer leur performance sur les médias sociaux (dans le but d’améliorer les résultats financiers). Chris K. Anderson et Saram Han de l’Université de Cornell (School of Hotel Administration), viennent de publier les résultats de leur recherche[2] mesurant les effets des commentaires postés[3] sur TripAdvisor sous trois aspects. En premier lieu, l’étude démontre que le simple fait d’encourager la publication des avis améliorait le classement de l’hôtel sur le site. D’autre part, les réponses du management engendrent une augmentation du chiffre d’affaires mesuré par le taux de clic observé sur les boutons des OTA apparaissant sur les pages des établissements sur TripAdvisor.

Ecran d'accueil TripAdvisor

L’échantillon sélectionné sur TripAdvisor, comprend des établissements de plusieurs pays, dont la France où il est observé un taux de réponse aux avis de seulement 12 %, nos amis italiens étant encore moins actifs pour répondre à leurs clients ayant exprimé un point de vue en ligne.

Pays # d’hôtels

% des avis avec réponse

Moyen des évaluations
France 20’488 12% 3.44
Italie 34’895 9% 3.8

 

Enfin, leurs travaux démontrent une nouvelle fois qu’un meilleur classement sur TripAdvisor est associé avec une augmentation de l’activité de l’hôtel. Cela dit, cette augmentation se limite à un point, car après 40 % de taux de réponse du management, la courbe s’infléchit incitant les auteurs à conclure que trop de réponses seraient plus pénalisant que pas de réponse aux avis. La seconde démonstration confirme un point de vue, que je défends depuis des années, tient au fait que les prospects apprécient plus les réponses aux commentaires négatifs pour autant qu’elles soient constructives. En effet, dans de nombreux cas, les consommateurs mettent en évidence des dysfonctionnements, les avis devenant alors des indicateurs de qualité que le management peut prendre en compte pour rechercher en permanence à améliorer l’expérience vécue par ses hôtes.

A l’aulne de cette lecture, voici trois recommandations :

  • Mettez en œuvre un système de collecte des avis
  • Répondez en priorité aux avis négatifs de manière constructive.
  • …et même si cette étude se concentre sur TripAdvisor, n’oubliez pas les autres sites d’avis tel que Trivago, Google, Booking,…

Si vous souhaitez télécharger l’étude en anglais, c’est sous http://scholarship.sha.cornell.edu/cgi/viewcontent.cgi?article=1010&context=chrreports

[1] TripAdvisor – février 2016

[2] Anderson, C., & Han, S. (2016). Hotel performance impact of socially engaging with consumers. Cornell Hospitality Report, 16(10), 3-9.

[3] L’échantillon est composé de 80 hôtels appartenant à 5 marques différentes.

Un pôle excellence pour le tourisme de la montagne inventive en gestation avancée…

Après de longues négociations, un pôle d’excellence Tourisme se créé dans les Pays de Savoie pour la « Montagne Inventive ».

Mont-Blanc et borne romaine au col du Jaillet
En 2006, j’ai eu l’opportunité de suggérer aux dirigeants de notre département d’accueillir un « échangeur » dédié au tourisme en ayant pour dessein de créer un centre de démonstration pour les nouvelles technologies en milieu hôtelier et touristique avec l’appui de Cécile ALVERGNAT qui était à l’époque déléguée générale de cette entité. Bien que nous ayons identifié un lieu « totem », n’ayant pas assez de légitimité, ce projet a avorté. Mais, l’idée est restée. En 2009, a l’occasion d’une des premières AG de l’Institut Français du Tourisme (IFT), je partageais cette idée avec Jean-Luc MICHAUD, Président exécutif de cette organisation en attirant son attention sur le travail fait à l’Université de Savoie en particulier pour la qualité et l’originalité de ses formations en tourisme et pour les dimensions internationales de leurs actions, illustrées par ses partenariats avec la Suisse et la Province du Sichuan en Chine. Des formations au sein desquelles je suis intervenu jusqu’en juin 2014 pour le compte de la HES-SO filière tourisme de Sierre qui est un partenaire historique de l’IAE en ce domaine. Bien entendu, je proposais également à mes contacts savoyards qu’un dialogue soit engagé avec l’IFT pour valoriser leurs efforts. Les approches et négociations ont donc pris environ 4 ans pour aboutir à une validation des axes de travail de ce nouveau pôle en présence des principales parties prenantes (collectivités territoriales, organisations professionnelles, Cluster Montagne, partenaires de la formation). Cette création, supportée par Annie ROUARD et l’ensemble des dirigeants de l’Université de Savoie, a été validée par l’assemblée générale de l’IFT le 11 décembre 2014. Ce pôle touristique d’excellence aura vocation à :

  1. Mettre en place des structures d’aide et de conseil pour favoriser l’innovation :
    constitution de banques de données, plateformes d’accompagnement et d’échanges de bonnes pratiques.
  2. Participer à la réflexion sur l’évolution de l’offre touristique autour de la montagne; favoriser la mise en réseau des compétences et des services.
  3. Former pour développer de nouvelles compétences et pour répondre toujours mieux aux attentes évolutives du marché du tourisme. Permettre ainsi de rester leader face à une concurrence multiforme et internationale en adaptant ou en développant des formations innovantes à destination des acteurs, présents ou futurs, impliqués dans la dynamique du tourisme.
  4. Profiter d’une position privilégiée pour donner au pôle une dimension transfrontalière avec la Suisse, où le tourisme de montagne est très présent. Le pôle souhaite aussi développer une activité internationale ayant vocation à transférer notre savoir-faire vers les nouvelles destinations « montagne » émergentes comme la Chine, et placer nos ambassadeurs du tourisme « à la française » à l’étranger.

Les partenaires se sont mis d’accord, pour que ce pôle touristique d’excellence Savoie Mont-Blanc prenne le nom de « Montagne inventive« .

Logo AnnecyFrenchTech

L’e-Tourisme étant l’une des briques importantes de l’innovation pour ce secteur industriel en pleine mutation, j’ai également proposé que les acteurs de ce pôle soient des soutiens et acteurs du dossier « Annecy French Tech », le tourisme étant l’une des quatre filières retenues pour ce dossier de candidature. Tous les acteurs du tourisme sont soumis à la pression de l’innovation dans ce secteur :

  • Les professionnels du tourisme, des sports de plein air et de l’hôtellerie doivent à très court terme adapter leurs processus afin d’intégrer de nouveaux moyens de relations avec leurs clients. Les OTA (agences de voyages en ligne) les incitent à rendre leurs webs plus interactifs, à mettre en œuvre sans délai des moteurs de réservation, des logiciels de channel management et donc des PMS performants. Ceci pas uniquement pour les réservations de chambres, mais aussi pour une multitude de prestations qui se retrouvent progressivement réservables grâce aux packages dynamiques. Mais la montagne inventive c’est aussi le développement des connexions Wifi et 4G voir 5G dans tous les lieux touristiques, c’est aussi de saisir les opportunités de la géolocalisation, de la réalité virtuelle, des nouvelles pratiques du tourisme 2.0 avec une participation de plus en plus active des consom’acteurs.

A moyen terme (3-5 ans), ils devront savoir saisir les opportunités du « big data » notamment en ce qui concerne le « Social media data analysis » pour affiner leurs stratégies marketing, l’Internet des objets, l’évolution des techniques du traitement du langage naturel et probablement de nouvelles applications issues du Web sémantique (aussi appelé Web 3.0).

  • Pour rester compétitifs, les acteurs du tourisme se doivent d’adopter une attitude proactive vis-à-vis du numérique. C’est pourquoi Atout France et Rhône Alpes Tourisme se sont associés pour créer, aux portes de notre agglomération, à Aix-les-Bains (34 km), les Académies du Tourisme Numérique ainsi que les Palmes du tourisme numérique de Atout France.
  • Ces applications sont déjà abordées par de nombreuses petites (trop petites ?) startups, webagencies et SSII présentes sur le territoire. Citons Altimax, Evadili, Hotentic, Vakario, qui tous planchent pour apporter des solutions novatrices aux prestataires touristiques comme aux clients finaux. La création du pôle de la « Montagne inventive » sera probablement un stimulateur puissant pour que d’autres startups voient le jour et que des PME existantes franchissent les frontières pour acquérir une dimension internationale et une structure d’ETI.

Une partie de ce billet de blog est inspirée de la communication de l’Université de Savoie disponible ici

Retrouvez le dossier de présentation de « Montagne inventive » : ici

 [1] http://www.innovation-touristique.com/content/1er-petit-d%C3%A9jeuner-du-tourisme

[2] http://www.innovation-touristique.com/content/s%C3%A9minaire-franco-suisse-des-offices-de-tourisme-ot-%C3%A0-meg%C3%A8ve

Crédit photo : Jean-Claude MORAND

#AnnecyFrenchTech, #Annecy, #IFT, #montagne, #innovation,  #tourisme, #IAE, #package dynamique

14% de l’offre hôtelière du Valais se trouve chez AirBnB

Mazoz valaisan

30.11.14 – Vilipendé par les professionnels de l’hôtellerie, adulé par les touristes le phénomène Airbnb poursuit sa progression et bouleverse les modes de distribution des lits touristiques. En rupture avec les modes opératoire traditionnels, la startup gagne progressivement du terrain offrant 3935 lits en location pour le canton du Valais soit 18.9 % de part de marché.

L’observatoire valaisan du tourisme, vient donc de publier une analyse mesurant en détail l’importance du phénomène en Valais et en Suisse.

Cet outil fournit aux acteurs du tourisme des indicateurs permettant de mesurer avec un peu plus de précision le niveau de mise en marché des lits non-commerciaux et donc d’apprécier l’offre globale d’un territoire.

Pour en savoir plus et télécharger l’étude complète.

CYBERSTRAT, en partenariat avec l’Observatoire Valaisan du tourisme se tient à votre disposition pour appliquer cette méthodologie de recherche, y compris l’extraction des données de la base AirBnB, pour réaliser un rapport similaire pour d’autres territoires touristiques notamment en France.

N’hésitez pas à nous contacter

Les OT peuvent-ils encore maintenir leur canal de réservation ?

24/09/14 – Les résultats d’une étude, réalisée auprès de plus de 2169 hôteliers européens, par Roland SCHEGG de l’Institut suisse du Tourisme démontrent une fois de plus qu’Internet ne cesse de bouleverser la distribution touristique. Les organismes officiels du tourisme (OT, CRT,…) continuent à perdre des parts de marché dans leur rôle de distributeur des produits touristiques pour n’atteindre que 1,35 % des réservations. Pourtant, depuis quelques années, les investissements publics en matière de e-Tourisme ne manquent pas. Certes, les fonctions associées au concept de e-Tourisme ne se limitent pas à la distribution, car ils comprennent la diffusion des informations liées à un territoire ce que font aussi de plus en plus souvent les intermédiaires en ligne dont les OTA. On peut donc s’interroger quant à la pertinence du rôle des OT en matière de réservations. En quelques années, les agences en ligne ont capté 24.81 % des réservations hôtelières. Les moyens financiers et techniques mis en œuvre par ces grands groupes privés, leur agilité et la qualité du service rendu aux clients sont à l’origine de ce changement comportemental des touristes et voyageurs qui préfèrent utiliser ces canaux de réservation privés au détriment des OT.

Les OT se retrouvent donc de plus en plus marginalisés en ce domaine, faute de moyens et d’une organisation centralisée qui leur permettrait d’être plus compétitifs. En France, on suivra l’initiative des hôteliers qui viennent de créer leur OTA sous le nom de Fairbooking.com. Ce site est une plate-forme de réservation d’hébergements sur tout le territoire, permettant entre autres de combattre les OTAs trop gourmandes… Le service proposé par Fairbooking se veut mieux personnalisé grâce à un séjour sur mesure et de petits avantages pour le client en lui offrant au choix une réduction de 5% à 10% sur le prix de la vente, un petit-déjeuner ou un surclassement.

Fairbooking.com rassemble aujourd’hui plus  de 2 100 établissements (soit plus de 10% du parc hôtelier Français) et convainc 15 000 consommateurs adhérents de réserver leur hôtel en direct. Cette progression illustre l’efficacité de cet outil.

 FAIRBooking.com une agence en ligne créée par les hôteliers

En revanche, en observant que seulement 7.67 % des hôtels disposent d’un moteur de réservation sur leur site, le rôle de conseil des OT auprès des professionnels pour mettre en œuvre ce type d’outils ainsi des logiciels de gestion des canaux de commercialisation (channel manager) dispose de marge d’amélioration.

L’étude européenne démontre aussi que l’email et le courrier classique représentent 17.57 % des réservations. On peut s’en réjouir, car ces réservations directes sont exonérées de commission. En revanche, ce canal reste sous exploité, car les programmes de gestion de la relation client (CRM) sont rares tant au sein des OT que des hôtels indépendants.

Si vous êtes hôtelier ou OT, Cyberstrat peut vous aider à optimiser les montants de commissions versés aux intermédiaires en vous proposant des conseils et solutions adaptées à votre environnement.

Parts de marché des différents canaux de réservation pour les hôtels - Institut suisse de tourisme

Pour en savoir plus : http://etourism-monitor.ch/node/129

GOOGLE TRENDS intègre les recherche sur Youtube

Nous savons que Youtube est de plus en plus souvent utilisé comme moteur de recherche mais aussi comme un outil pour diffuser des vidéos promotionnelles ou simplement des informations à propos de sa marque ou de ses produits.

Google vient donc d’intégrer dans GOOGLE TRENDS les données statistiques de Youtube (qui est sa propriété) afin d’avoir une vue plus globale des tendance de recherche des internautes.

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(C) Jean-Claude MORAND

GOOGLE propose des résultats plus personnalisés

Google vient d’annoncer trois modifications de la présentation des résultats des recherches de son moteur.

  1. Les aspects sociaux sont pris de plus en plus pris en considération avec les avantages et les inconvénients d’une approche de ce type.
  2. Lors de l’écriture de la requête, le moteur propose des profils amis en autocomplétion.
  3. Et enfin ces profils sont également proposés dans les résultats.

Pour en savoir plus, visionnez la vidéo et/ou rendez-vous sur la page d’Abondance qui décrit plus en détails ces modifications.

Mots clés Technorati : #google #etourisme #sem #serp
(C) Jean-Claude MORAND

Je viens de répondre à la consultation “Plan France numérique 2020”

26/9/11 – Selon le Ministère de l’Industrie, les investissements dans l’économie numérique démultiplient les gains de productivité et accroissent la compétitivité de l’ensemble des autres secteurs de l’économie. D’ici 2015, l’économie numérique devrait générer 450 000 créations d’emplois en France.

L’économie numérique, un des secteurs d’activité les plus dynamiques

L’économie numérique – télécommunications, industries du numérique, audiovisuel, services informatiques et services en ligne – représente aujourd’hui un des secteurs les plus dynamiques de l’économie mondiale. Dans la plupart des pays développés, son taux de croissance est le double de celui de l’ensemble de l’économie.

En France, ce secteur a représenté un quart de notre croissance et a créé 700.000 emplois au cours des quinze dernières années.

Le plan France numérique 2020

Eric BESSON, Ministre chargé de l’économie numérique a souhaité associer l’ensemble des forces vives du secteur à l’élaboration de la nouvelle stratégie numérique pour la période 2012-2020. Un document de préparation comportant une série de questions est disponible ici. Les thématiques abordées par cette consultation sont les suivantes :

  • comment permettre à tous les français d’accéder aux réseaux numériques,

  • comment développer la production et l’offre de contenus numériques,

  • comment diversifier les usages et les services numériques,

  • comment rénover la gouvernance et l’écosystème de notre économie numérique.

Travaillant sur projet proche de ce thème (que j’espère pouvoir vous présenter prochainement) j’ai pris le temps de répondre à cette consultation et a quelques-unes des questions posées dans un document de 22 pages que vous pouvez télécharger ici si vous êtes intéresser par cette thématique. Vous ne serez pas surpris de retrouver des propositions que je formule depuis plusieurs années en ce qui concerne l’adoption des standards internationaux, des relations entre les centres de recherche universitaires et les entreprises et bien entendu du e-Tourisme.

N’hésitez pas à commenter et étoffer mes réponses ou tout simplement de les critiquer avec de bons arguments.

Télécharger le pdf de mes réponses ici

Jean-Claude MORAND

Crédit photo : Ministère de l’Industrie

(C) Jean-Claude MORAND

Boostez votre CA avec les analyses d’”eye tracking”

La plupart d’entre-vous connait probablement l’analyse “Eye Tracking”  largement utilisée pour optimiser la présentation des sites web. Cette approche permet d’enregistrer le parcours du regard afin de comprendre où le regard des internautes se positionne prioritairement (les zones chaudes). Une analyse fine de l’ergonomie d’un site permet on effet d’accroitre considérablement les taux de transformation. Jusqu’à 2.5 fois selon une étude de eyetools.com.

Jusqu’à présent je reprenais pour mes cours l’image de cette société qui est le reflet de la “lecture” d’une page de résultats d’une recherche sur Google. En fait, la situation est bien plus complexe selon les choix de présentation faits par les webmasters.

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Source image http://eyetools.com

L’Agence e-Commerce Lyonnaise ALTICS s’est penchée sur les sites de réservation de forfaits de Ski en ligne. 9 sites d’offices de tourisme ont été sélectionnés et mis au banc d’essai par 30 participants et 1000 utilisateurs du pannel interrogés. Vous pouvez découvrir les résultats détaillés de ces tests Eye Tracking et les recommandations d’Altics

Altics, Agence de Conseil e-Commerce, dévoile aujourd’hui les résultats de sa 13 ème étude e-Commerce : « Comment faciliter la réservation en ligne des forfaits de ski ? ». Un bilan qui fait froid dans le dos. « L’heure est au Bilan ! Seuls 40 % des skieurs interrogés achètent leurs forfaits en ligne. Le manque de réductions, les difficultés de navigation et les incertitudes liées à la date de livraison sont autant de freins à l’achat en ligne» commente Emilie Biela, Consultante Ergonome.

Attention verglas ! Manque de clarté et accès difficile à la vente en ligne

Les skieurs reçus dans nos laboratoires de tests le disent, l’achat de forfait en ligne « c’est pas facile », et « peu engageant ». L’Eye Tracking* le démontre, l’accès à la réservation s’avère complexe depuis la page d’accueil, et le manque de clarté dans la présentation de l’Offre déroute les utilisateurs.

Les sites d’Office de Tourisme étudiés : Les 2 Alpes, Val Thorens, Avoriaz, Val d’Isère, Alpe d’Huez, Isola, Courchevel, Valloire, Serre Chevalier Vallée

3 d’entre eux ont été plébiscités par les utilisateurs … mais lesquels ?

imageLe Podium Gagnant :

1-Les 2 Alpes,
2-Serre Chevalier Vallée,
3-Alpes d’Huez

Sur les 9 Sites étudiés : Les 2 Alpes, Val Thorens, Avoriaz, Val d’Isère, Alpe d’Huez, Isola, Courchevel, Valloire, Serre Chevalier Vallée, 3 d’entre eux ont été plébiscités par les utilisateurs …

 

La nouvelle étude Altics le démontre et donne des recommandations utiles pour tous les trafic managers et animateurs numériques et pas seulement ceux travaillant pour des opérateurs touristiques.

Les 10 points clés de l’étude : « Tout schuss ! »

1. Seuls 40 % des skieurs ont déjà acheté leur forfait en ligne
2. Les réductions : facteurs décisifs à la réservation de forfait
3. 70 % d’abandon d’achat depuis les sites des offices du tourisme
4. 59 % des freins concernent l’offre et la navigation
5. Un accès à la vente compliqué depuis la page d’accueil
6. Une présentation de l’offre qui manque souvent de clarté
7. Une gamme de forfaits incomplète qui ne répond pas aux attentes
8. Un délai de livraison trop long qui nuit aux ventes
9. Une assurance annulation majoritairement oubliée
10. Des sites qui ne répondent pas aux codes e-commerce habituels

– Lien vers slideshare : http://slidesha.re/m5W79w

– Lien vers le téléchargement sur le site d’Altics : http://bit.ly/mBblxi
– Une explication en anglais de la valeur ajoutée de ce type d’analyse http://eyetools.com/articles/eyetools-doubles-conversion-rate-for-fortune-100-client

(C) Jean-Claude MORAND

Le numérique c’est bien plus qu’HADOPI !

La communication organisée autour de la mise en place du Conseil National du Numérique remet le thème de l’économie numérique au centre des discussions des bloggeurs et journalistes. Je m’attendais à trouver plus d’ambition sur la feuille de route de ce comité, mais il faut dire que les opérateurs sont sur représentés et ne pourront donc pas aller très loin si ce n’est de protéger leurs intérêts. On est donc loin d’imaginer une stratégie de croissance qui permettrait à la France de gagner 1 point de Produit Intérieur Brut comme les membres de Renaissance Numérique l’avançaient voilà quelques mois.

Certes, l’économie numérique c’est des startups, de tuyaux qui permettent de transporter des bits à très haute vitesse, c’est la neutralité du Net et la résolution de problèmes juridiques. Mais c’est aussi l’innovation dans de nombreux domaines technologiques tant au niveau des logiciels que des matériels.

Nous avons, avec les représentations d’ERCIM siège du W3C en Europe et de l’INRIA, des équipes de chercheurs qui travaillent sur les solutions de demain. Ce sont eux qui dessinent – sans vraiment que cela soit leur préoccupation – les contours de l’économie numérique de notre pays pour les années à venir. Si je prends par exemple, les recherches actuelles autour du petit robot Nao conduites par plusieurs laboratoires du CNRS on retrouve de nombreux concepts qui appartiennent à l’économie numérique comme le traitement du langage (NLP), les communication des objets que cela soit Bluetooth ou NFC, les standards XML d’échanges des données come VoiceXML, Rosettanet, OTA et bien d’autres.

J’ai fait partie des quelques pionniers français à recourir à Internet dans l’exercice de mes fonctions en réalisant en 1987 une étude de marché en ayant recours aux Vnews et depuis je n’ai eu de cesse que de développer les usages du Net. Après avoir publié 5 ouvrages, je me bat pour que les acteurs du tourisme adoptent les TIC pour améliorer leurs interactions avec les prospects afin qu’ils deviennent leurs clients de demain et que la France puisse rester une destination touristique mise en marché par tous les opérateurs de la planète. Mais alors que le tourisme et le voyage représente 46 % des transactions sur le Net, ce secteur de l’industrie n’est pas représenté au Conseil national du numérique si ce n’est par l’intermédiaire de la FEVAD.

Alors pour vous convaincre que le numérique ne se limite pas à HADOPI et LOPSI, j’ai choisi cette vidéo pour illustrer quelques points que je viens d’évoquer.  

</p> <h2>Le tour des labos par Nao le robot</h2> <p></p> <p>Comment apprendre à un robot à reconnaître de nouveaux objets ou à cerner l&rsquo;état émotionnel de son interlocuteur ? Peut-on le rendre capable d&rsquo;une communication par les gestes ou l&rsquo;attitude ? Plusieurs laboratoires de recherche ont fait de Nao leur cobaye préféré. Nao, ce robot humanoïde mis au point par une petite entreprise française&#8230;</p> <p>Réalisation : Jean-Pierre Courbatze et Daniel Fievet</p> <p> </p> <p>Production : Universcience 2011</p> <p>

Jean-Claude MORAND – 29/4/11

Mots clés Technorati : FEVAD,RoseTTANET,OTA,HADOPI,économie numérique,VoicEXML
(C) Jean-Claude MORAND

GOOGLE franchi encore un étape pour l’assistance aux voyageurs en lançant un conseiller virtuel #etourisme

 

GOOGLE TALK GURU remplacera t’il les agents de comptoir et d’Office du Tourisme

Voilà une annonce qui me réjouit et me fait mal.
@eprat me signale l’annonce Google Talk Guru un nouveau service expérimental de Google labs de sur Techcrunch.
En fait, Google utilise les services (très basics pour l’instant) du traitement du langage naturel pour interpréter une question et répondre en utilisant son immense base de connaissance. Pour l’instant les domaines ontologiques sont plutôt limités : « score, weather, define, translate, web ».
Bien que le système soit extrêmement limité à ce stade du développement, je considère qu’il y là un énorme potentiel. En 2007, je démontrais au salon du livre de Genève une application de ce type couplée à une base propriétaire pour fournir des renseignements sur les possibilités de voyage en Ethiopie. J’avais ajouté une interface sous forme d’un avatar en reprenant le personnage de Makeda (la Reine de Saba) et en m’appuyant sur AIML. En ce sens, ce développement est une indication que les équipes de recherche de Google travaillent dans le même sens que ce nous avions fait et je m’en réjouis. La principale application que j’avais imaginée est l’assistance au voyage. Imaginez des conseillers de voyages virtuels capables de puiser dans toute la connaissance indexée par Google !
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Ensuite avec le laboratoire de recherche lyonnais (LIRIS) et partiellement le LIPS6 à Paris VI qui travaillent sur les agents conversationnels animés (ACA) nous avions présenté un dossier à OSEO dans le cadre du concours des entreprises innovantes… sans succès malgré un business plan très étoffé et le soutien de chercheurs internationaux. Avec Emanuel Prat, nous avions fait quelques tests pour interfacer AIML avec la base d’index de Google et de Wikipedia. Mais la transformation de l’essai est gourmande en fonds propres (~4 millions d’€). Je n’ai pas su trouver une structure financière capable d’investir ce montant en « seed capital ».
Plus récemment, j’ai proposé à plusieurs instances publiques de reprendre le flambeau et de saisir l’opportunité des appels à projets dans le cadre du Grand Emprunt. Là encore, la frilosité ou l’absence d’objectifs commerciaux pour certaines organisations publiques du tourisme l’ont emporté. Alors malgré l’excellence de la recherche française dans ce domaine, je dois assister à la concrétisation de ce concept par une entreprise américaine. Et c’est là où cela me fait mal !

Pour tester cette fonction

1. Ouvrez une interface Google Talk
2. Envoyez une invitation à guru@googlelabs.com
3. Identifiez le “guru” dans votre liste de contact et commencez à lui poser des questions en anglais.
P.S. : Si vous connaissez un VC ou tout autre organisme susceptible d’investir 4 mios sur 3 ans….le business plan est les équipes sont toujours disponibles.
Jean-Claude MORAND – 30/3/11
(C) Jean-Claude MORAND